Le boxeur Francis Lafrenière n’affrontera pas Steven Butler le 30 janvier prochain. Cependant, les raisons de son retrait du duel sont plus que légitimes.

Initialement, l’affrontement entre Butler et Lafrenière était prévu pour se tenir au Québec. Le lundi 14 décembre vers 20 h 30, Francis Lafrenière a été informé que le combat était déplacé et qu’il allait se tenir au Mexique. Les conséquences pour le pugiliste de Coteau-du-Lac sont importantes. Il aurait même été dans une position peu enviable puisque ses entraîneurs ne peuvent se soumettre à la quarantaine obligatoire lors d’un voyage à l’étranger.

« Mon entraîneur habituel est Stephan Larouche, dit Francis Lafrenière. Pour ce combat, il n’était pas disponible. Cela fait donc un mois que je m’entraîne avec les frères Otis et Howard Grant. Toutefois, puisque le combat devait avoir lieu au Mexique, ils ne peuvent pas se permettre une quarantaine de 14 jours en revenant. Ils ont d’autres engagements. »

Francis Lafrenière avait l’option de se trouver un autre entraîneur. Mais il est question d’un entraîneur avec lequel il n’a jamais travaillé auparavant, donc sans affinité.

« Je ne veux pas me battre avec dans mon coin un entraîneur que je ne connais même pas, assure-t-il. Ça n’a aucun sens. Stephane Larouche a avisé la direction d’Eye of the Tiger qu’il était préférable que je me retire du combat. Avant de prendre ma décision finale, j’ai parlé avec plusieurs personnes. Tous comprennent que ça n’a aucun sens. »

Dans le sous-sol

En plus de ne pas pouvoir s’entraîner en salle au Québec présentement en raison des mesures sanitaires, Francis Lafrenière aurait dû composer avec un facteur de taille à son retour du Mexique.

« Si le combat avait eu lieu au Québec, j’aurais dû respecter un confinement de 10 jours à la maison. Mais, ma femme et mes enfants avaient le droit de vivre. Mes enfants pouvaient aller à l’école et ma femme pouvait travailler. Là c’est différent. Dès que j’aurais eu un contact avec eux, ils auraient eu l’obligation de se confiner pendant 14 jours. C’est impensable. Les conditions ne sont vraiment pas gagnantes pour moi ainsi que pour mes entraîneurs. Le promoteur m’a même proposé de faire la quarantaine dans mon sous-sol au retour du Mexique pour éviter d’avoir des contacts avec ma famille. Cela ne m’intéresse pas du tout de vivre comme un prisonnier et devoir me faire nourrir par ma femme dans la cage d’escalier. »

Un dernier match

C’était connu, le combat contre Steven Butler était le dernier pour Francis Lafrenière. Il est donc possible d’imaginer que la carrière de boxeur de celui qui porte le sobriquet de People’s Champ soit désormais chose du passé.

« Je ne ferme pas la porte à un dernier combat lorsque les conditions seront favorables, confirme Francis Lafrenière. Ce qui est officiel c’est que je commence mon emploi chez Groupe Richer le 25 janvier prochain.

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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