L’inactivité peut couter très cher aux athlètes professionnels. Pertes financières, mauvaises habitudes et même une retraite, les conséquences de la Covid-19 frappent partout et sans discrimination.

Le boxeur Francis Lafrenière est monté dans l’arène pour une dernière fois le 28 septembre 2019. Cela fait donc 8 mois qu’il n’a pas livré de combat. La situation n’est donc pas évidente pour le pugiliste de Coteau-du-Lac. Mais, il se tient occupé à la maison et il s’entraîne à raison de 10 petites séances par semaine tout en occupant son rôle de père.

« Mes enfants ont recommencé l’école. Ils voulaient vraiment y aller. Après avoir été les reconduire, je fais du jogging et un entraînement, mentionne le champion canadien des poids moyens. En fin de journée, je fais du vélo et un autre entraînement. J’ai déjà connu des périodes d’inactivité en raison de blessures, mais là, c’est vraiment hors de contrôle. »

Lafrenière s’entraîne sous la supervision de Stephan Larouche depuis janvier 2019. Le duo est sur une série de trois victoires consécutives. « Nous avons jasé à une occasion depuis que les activités sont arrêtées, admet Francis Lafrenière. Tant que le gouvernement ne nous autorisera pas à combattre, je ne verrai pas Stephan. Ça ne donnerait rien puisqu’il ne peut pas m’entraîner. Une chose est certaine, je maintiens la forme. Donc, j’aurai besoin d’environs seulement 4 semaines de camp d’entraînement avant mon prochain combat. J’essaie de regarder le positif de la situation. Même si je me mettais à pleurer, ça ne changerait en rien la situation. »

Travail

Francis Lafrenière avoue qu’il devra éventuellement se trouver un travail si la reprise des activités en boxe professionnelle n’a pas lieu. « Une chance que ma femme possède une entreprise et qu’elle a de nombreux contrats, dit-il. En ce moment, je dois vivre avec l’argent de la vente de mon ancien club d’entraînement ainsi que des bourses de mes anciens combats. Le Groupe Richer, qui est l’un de mes commanditaires et un ami, m’offre l’opportunité d’un travail temporaire. Si l’arrêt de la boxe se poursuit, je vais surement y aller. »

Huit clôt

L’UFC et la WWE présentent des événements à huit clôt. Francis Lafrenière confirme qu’il n’est pas fermé à l’idée de monter dans l’arène même si les spectateurs n’étaient pas admis. « Le seul bémol que j’ai c’est en lien avec les bourses, admet le pugiliste de 32 ans. J’entends souvent des gens dirent que les boxeurs devront accepter de plus petites bourses s’il n’y a pas de spectateurs dans la salle. Pourquoi est-ce que ça serait aux boxeurs d’écoper? Un coup de poing sur le visage, ça ne fait pas moins mal s’il n’y a pas de spectateur. Ça reste le même sport. »

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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