Le monde de la boxe professionnelle est sous le choc. Le québécois Jean Pascal a échoué un test de dopage. Le résultat du premier échantillon démontre que le boxeur a obtenu un résultat positif à l’érythropoïétine (EPO), à l’Epitrenbolone et à la Drostanolone. Il y avait également du Drostanolone métabolite, qui est un dérivé de la deuxième substance dans les résultats.

Francis Lafrenière assure n’avoir jamais pris de substance illégale. D’ailleurs, il a été testé à de nombreuses reprises. (Photothèque)

Partenaire d’entraînement de Jean Pascal lors de son premier duel face à Badou Jack, Francis Lafrenière se dit étonné par les résultats. L’ancien pugiliste de Coteau-du-Lac assure qu’il n’a jamais entretenu le moindre soupçon envers Jean Pascal. Pour lui, le champion du monde de boxe, était un athlète propre.

« En boxe, il y a du dopage, mais je n’en ai jamais vu, dit Francis Lafrenière. Lorsque j’étais le partenaire de Jean, lors de son dernier combat, je n’ai jamais eu le moindre doute. Jean Pascal était au sommet de sa forme et je suis convaincu qu’il ne prenait aucune substance. D’ailleurs, il préparait lui-même toutes ses choses. À l’occasion, c’est Stephan Larouche qui préparait les repas, mais rien de plus. »

Questionné à savoir s’il a déjà lui-même pensé faire l’usage de substances dopantes, Francis Lafrenière ne s’en cache pas. L’idée lui est déjà passée par la tête. « Rendu a un certain niveau, il est question de beaucoup d’argent. Supposons que tu boxes pour des bourses de 20 000 $ et que tu sais qu’en prenant des substances, tu pourrais avoir un combat significatif avec une bourse de 1 M$, c’est évident que l’idée passe par la tête. Mais l’écart est énorme entre penser le faire et poser le geste. »

Francis Lafrenière assure n’avoir jamais pris de substance illégale. D’ailleurs, il a été testé à de nombreuses reprises. « C’est simple, dès que c’était pour un combat de championnat, je savais que j’allais être testé. Lorsqu’il n’y a pas de titre d’impliqué, les tests se font de façon aléatoire. Dans mon cas, j’ai été testé à environ 12 reprises. »

Les conséquences

Plusieurs athlètes vivent dans le moment présent. Bon nombre ne se soucient pas de l’après-carrière. C’est sur ce point que Francis Lafrenière s’est concentré. Pour lui, il n’était pas question d’avoir des regrets. « Je n’ai jamais pris de drogue, confirme Lafrenière. Je suis quelqu’un qui respecte les règles et cela dans tous les domaines de ma vie. »

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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