Inactif depuis bientôt 14 mois, le boxeur Francis Lafrenière croit qu’il remontera dans l’arène avant la fin de 2020. Du moins, il le souhaite ardemment.

Lafrenière

(Photo: Facebook Francis Lafrenière)

Lors de son dernier combat, Francis Lafrenière a mis la main sur le Championnat canadien des poids moyens face à Francesco Cotroni. Depuis ce temps, bien qu’il garde une forme physique exemplaire, il n’a pas remonté dans l’arène. Pire, depuis mars dernier, il s’est entraîné à moins de 10 reprises sous la supervision de son entraîneur Stephan Larouche.

« Je me tiens en forme, mais il faut comprendre que les salles d’entraînements sont fermées, dit Lafrenière. Lorsque c’était possible, j’allais à Montréal pour m’entraîner avec Stephan. Là, c’est fermé. Cela complique les choses. Je garde la forme, mais si jamais j’ai la chance d’obtenir un combat, nous devrons tenir un camp d’entraînement dans un secteur où ça sera possible. Je sais que dans les régions qui sont encore en zone orange, qu’il serait possible de le faire.»

Lorsqu’il parle d’obtenir un combat, c’est qu’il a reçu quelques appels depuis que la boxe est autorisée dans certains pays. « Nous avons eu des appels des États-Unis, du Mexique et même de l’Europe, dit-il. Les promoteurs lancent des lignes. Ils tâtent le terrain. Cependant, lorsque les promoteurs parviennent à trouver des adversaires qui demandent moins d’argent, les négociations se terminent. Mais, je garde confiance. Je suis toujours resté positif dans la situation actuelle. Ça ne changera pas. Je crois réellement que je vais boxer avant la fin de l’année.»

Afin de se consacrer complètement à la boxe professionnelle, Francis Lafrenière a vendu son centre d’entraînement en 2019. Donc, ses revenus reposent désormais entièrement sur la boxe. Francis Lafrenière n’a donc pas eu le choix de réintégrer le marché du travail.

« Ma femme a une entreprise d’entretien, confirme l’athlète de 32 ans. Je l’ai aidé. J’ai aussi pris soin de mes fils. J’ai même appris à cuisiner. J’ai fait tout cela tout en m’entraînant du mieux que je le peux. »

Évidemment, l’inactivité est loin d’être une bonne chose pour un athlète professionnel. Francis Lafrenière ne fait pas exception à la règle. « J’ai 32 ans et j’ai toujours dit que j’allais cesser de boxer à 35 ans, assure-t-il. Cela n’a pas changé malgré la pandémie. Je sais qu’il en reste moins à faire qu’il y en avait. C’est pourquoi je désire boxer et que j’ai vendu mon centre d’entraînement afin de me consacrer à la boxe à 100 %. »

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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