Passionné par la photographie, Christian Gonzalez a récemment reçu un courriel de Google qui mérite d’être souligné. Le résident de Vaudreuil-Dorion a été avisé que les clichés qu’il ajoute sur Google Map viennent de franchir la barre des 15 millions de vues.

Christian Gonzalez ne quitte jamais la maison sans son appareil photo. Pour lui, une simple course à l’épicerie peut se terminer en session photo. Parfois, les quelques minutes nécessaires pour une course peuvent se transformer en quelques heures. M. Gonzalez fait de la photo chaque jour. Sa collection personnelle fait état de 33 000 fichiers.

Au fil du temps, Christian Gonzalez a déposé approximativement 2500 photos sur Google Map. Pour lui, c’est une façon de faire découvrir la région et évidemment, une façon de partager ses clichés sur tous les continents.

« Lorsqu’un point est répertorié sur Google Map et que j’ai la photo, je la partage, dit-il. Je sais que mes photos prises à Vaudreuil-Dorion ont été vues en Afrique, en Europe et un peu partout dans le monde. J’ai déjà rencontré des gens qui m’ont avoué être venus s’établir ici après avoir vu mes photos. Ils ont eu un coup de cœur pour Vaudreuil-Dorion. »

Le lien qui unit le retraité de IBM à Google est particulier. D’ailleurs, il ne reçoit aucune rémunération pour les photos qu’il dépose. Lorsque les visionnements de ses images ont atteint les cinq millions, Christian Gonzalez a reçu une invitation de la direction de Google.

« J’ai été invité en Californie aux installations de Google et ce toutes dépenses payées, confirme le principal concerné. Malheureusement, je n’ai pas pu y aller puisque j’avais un empêchement. Peut-être qu’un jour, l’occasion se représentera. Google est une bonne entreprise. Quand quelqu’un est populaire sur le moteur de recherches, l’entreprise lui fait savoir. »

« Une bonne photo, ça fait passer une émotion alors qu’une belle photo, ça fait des cartes postales », -Christian Gonzalez

Une vraie passion

Christian Gonzalez ne recherche pas la popularité. Pour lui, la photographie est une passion. Bien que son talent soit indéniable, il avoue que son but premier est de démontrer à quel pont il habite dans une belle région.

« Avec mes photos, j’essaie de donner le sourire aux gens, avoue celui qui ne possède aucune formation dans le domaine de la photographie. Juste le fait de tenir mon appareil en main est une forme de thérapie pour moi. Je consacre plusieurs heures par semaine à la photographie. L’été, je peux me lever à 4 h du matin simplement pour photographier le lever du soleil. Une chose est certaine, il y a toujours quelque chose à prendre en photo. »

YouTube

Autodidacte, il a parfait ses habilités derrière la lentille en écoutant des tutoriels sur YouTube. Mais, comme pour la plupart des passionnés, il procède régulièrement à l’achat d’équipements.

« C’est un cercle vicieux, mentionne M. Gonzalez. Lorsque je fais un peu d’argent avec un contrat, souvent le montant est réinvesti pour l’achat de nouveaux matériels. Toutefois, il ne faut pas croire que pour faire de la photo, il est nécessaire d’avoir le meilleur des appareils. Selon moi, l’appareil le plus adéquat est celui que la personne a en sa possession lorsqu’il y a quelque chose à photographier. »

À l’été 2019, j’ai couvert 30 concerts pendant l’été. Il y avait des événements tous les jours à Vaudreuil-Dorion. Je dis souvent qu’à la suite d’un événement, les photos, c’est ce qu’il reste de ceux-ci. »

Des photos en murales

Les photos prises par Christian Gonzalez sont magnifiques. Elles parlent sans mot et expliquent le moment de la captation sans même avoir besoin d’explication. Même qu’elles servent à guider certaines personnes.

« Il y a deux ans, j’ai été approché par une ressource d’hébergement située à Rivière-Rouge. Plusieurs des résidents sont atteints de la maladie d’Alzheimer. Souvent, ils s’égaraient lorsqu’ils tentaient de regagner leur chambre. J’ai accepté avec plaisir que mes photos de maison soient transformées en murales. L’installation a fait en sorte que la porte de la maison est la porte de chambre. Le patient se souvient supposons que la maison rouge est sa chambre. De plus, il a l’impression d’entrer dans une vraie maison plutôt que dans une chambre d’un centre d’hébergement. Avec la photographie, nous faisons de belles choses. »

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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