L’électrification des autobus scolaires se poursuit dans Soulanges | VIVA MÉDIA Skip to main content

Une entreprise d’avant-garde dans le domaine du transport scolaire poursuit l’électrification de sa flotte d’autobus qui devrait être constituée de véhicules électriques dans une proportion de 65% d’ici 2030 pour desservir le territoire de Vaudreuil-Soulanges.

L’entreprise « Gaston Bourbonnais inc. » de Saint-Polycarpe ajoutera un 3e véhicule électrique à sa flotte d’autobus scolaires.

(Photo: Denis Bourbonnais – La Voix régionale)

La compagnie Gaston Bourbonnais inc.  de Saint-Polycarpe n’a pas hésité à prendre le virage vert en 2015 pour devenir l’une des premières au Québec à mettre sur la route un autobus scolaire entièrement électrique. Roger Bourbonnais, entrepreneur de 2e génération, a acquis un second véhicule jaune au pare-chocs bleu en 2016 et il prendra livraison d’un 3e autobus électrique à 100 % en mars 2022 ainsi qu’un 4e au printemps 2023.

Ces véhicules silencieux se déplacent à l’aide d’un engin électrique de 149 kilowatts, soit l’équivalent de 200 chevaux-vapeur. Le moteur TM9 fabriqué par une filiale d’Hydro-Québec offre une autonomie de 90 km et chaque autobus doit être rechargé avec l’une des trois batteries qui peuvent être branchées aux bornes installées au siège social de l’entreprise établie sur le chemin de l’Église à Saint-Polycarpe.

Afin d’assurer les déplacements de plus de 200 élèves (sur un total de 800 pour les 12 autobus) de la Commission scolaire des Trois-Lacs, de Saint-Polycarpe à Saint-Lazare en passant par Coteau-du-Lac et Saint-Clet, le chauffeur doit revenir au quartier général du transporteur au bout du trajet matinal pour refaire le plein d’énergie électrique. Une recharge d’une durée de 3,5 heures suffit pour permettre de parcourir le même circuit en après-midi et franchir une distance totale de 140 km au quotidien.

Les autobus électriques fabriqués par la compagnie Lion de Saint-Jérôme représentent un coût d’achat unitaire de 285 000 $, un montant atténué par un octroi de 150 000 $ attribué dans le cadre de la politique d’électrification des transports du gouvernement provincial. Compte tenu des subventions, l’investissement additionnel se chiffre à environ 45 000 $ si l’on établit une comparaison avec l’autobus scolaire au moteur diésel qui nécessite un déboursé de l’ordre de 105 000 $.

L’utilisation de l’autobus électrique constitue une économie annuelle estimée à 7 000 $ par véhicule en carburant seulement. « On parle d’une somme annuelle de 2 000 $ par autobus en coûts d’électricité comparativement à 9 000 $ pour la consommation de diésel. Pour l’ensemble de la flotte, la facture se résume à environ 88 000 $ au lieu de 110 000 $ », constate Roger Bourbonnais.

L’entrepreneur ne regrette aucunement d’avoir emprunté le tournant environnemental et d’avoir investi pour les générations futures. « Il y a eu certains ajustements en lien avec la fabrication des moteurs et des batteries mais rien de majeur. On devait s’engager dans ce dialogue entourant le transport électrique », affirme l’entrepreneur, qui doit faire vérifier ses autobus électriques tous les cinq mois pour une inspection générale.

« C’était important de s’adapter et de passer à cette étape, indépendamment des raisons de comptabilité. Les gens apprécient les autobus électriques, c’est doux et sans bruit. On doit faire notre part », conclut Roger Bourbonnais.

 

Denis Bourbonnais

Journaliste

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