En entrant sur les prémices du gymnase de l’école Sainte-Madeleine de Vaudreuil-Dorion, la passion était palpable alors que des jeunes dispersés dans plusieurs ateliers se faisaient porteur d’un message beaucoup plus grand qu’eux : les changements climatiques, la consommation, les énergies et transports, les matières résiduelles et une maquette pour un développement idéal.

Ces jeunes partageaient l’information apprise grâce à un programme qui s’appelle « bourse du carbone scolaire ». Ce programme initialement créé à Lévis et pour les environs a connu une expansion à travers tout le Québec. Désormais, des écoles de partout peuvent soumettre leur candidature afin de s’inscrire à ce projet qui vise à sensibiliser les jeunes à la réalité de l’écologie, des polluants, de l’achat responsable, etc.

C’est donc grâce à leur enseignante, Julie Thivierge, que les jeunes de 6e année de l’école Sainte-Madeleine ont pu participer à ce programme.

« J’attendais impatiemment la réponse, affirme Mme Thivierge. Nous avons finalement été acceptés en janvier. Le seul problème c’est qu’il n’y avait pas de représentants du programme dans la région et j’ai donc dû tout apprendre à partir du matériel fourni pour enseigner les différents thèmes aux jeunes. Tout était tellement bien fait et ils ont su me guider et répondre à mes questions. Les jeunes ont été passionnés depuis le début et nous avons tous tellement appris. »

De fait, il suffisait de faire le tour des tables pour constater la capacité de ces jeunes de divulguer le message appris s’appuyant sur des exemples concrets, des jeux-questionnaires et surtout une conviction désarmante. Tout y passait… des papiers essuie-tout aux vêtements et à l’eau en bouteille, ces jeunes venaient défaire tous les mythes et démontraient concrètement combien il est facile de participer à la pollution lorsque nous n’achetons pas local ou favorisons des produits à usage unique ou non recyclable. Bref, les conséquences de nos déplacements, de nos choix et modes de vies étaient totalement remis en question!

« Ce qui est drôle c’est que les jeunes ont tellement pris ça à cœur qu’ils devenaient des disciples de l’écologie à la maison et certains parents se sont même plaints de l’insistance de leur jeune, conclut Julie. J’avoue que je les encourageais à continuer. L’écologie c’est important et ça doit commencer quelque part. »

Nicola Di Narzo

Nicola Di Narzo

Journaliste

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