La mère d’un adolescent fréquentant l’école secondaire Cité-des-jeunes a communiqué avec l’équipe de Viva-Média afin de partager ses inquiétudes concernant le transport scolaire soit plus précisément le fait que les usagers sont dans l’obligation d’être 3 élèves par banc en cette période où les mesures sanitaires doivent être respectées.

La mère de famille qui désire que son identité ne soit pas dévoilée a expliqué à notre équipe qu’à son retour de l’école lors de la première journée des classes, son enfant lui a mentionné son malaise de devoir partager le banc d’autobus avec deux autres élèves. « J’ai aussitôt téléphoné au transporteur pour lui faire part de mes inquiétudes. On m’a répondu que cela ne devrait pas être ainsi. Ce qui arrive, c’est que les chauffeurs bloquent les 2 premiers bancs en avant puisqu’ils n’ont pas de plexiglas, mais la personne à qui j’ai parlé m’a dit que cela ne devrait pas être comme ça. Elle dit que la situation était réglée et que tout avait été arrangé la veille sauf que ce n’est pas vrai. Encore cet après-midi, les deux premiers bancs étaient bloqués. Il y avait dans l’autobus 63 élèves pour une capacité de 48. J’ai de nouveau laissé un message à la personne responsable des transports.

 

Également, la mère de l’adolescent a souligné que la situation l’inquiétait puisqu’elle n’était pas sécuritaire et était incohérente avec les mesures sanitaires mises en place. « Les élèves sont dans des classes bulles, les mesures visent à les protéger, mais une fois dans l’autobus, ils sont entassés 3 par banc. Ils prennent toutes les précautions nécessaires durant la journée, mais tout cela est gâché une fois dans l’autobus. La personne à qui j’ai parlé au département des transports était pourtant catégorique que cela ne devrait pas se passer comme ça, mais les chauffeurs relancent la balle en disant tu me donnes 63 élèves pour une capacité de 48. Les deux ont raison, mais les deux également tort. En condamnant 2 bancs en avant, ça n’aide pas ».

 

Le vendredi 4 septembre, selon la mère de famille, aucun changement n’avait été apporté à la situation malgré ses nombreux appels.

 

Il ne peut pas y avoir plus de passagers qu’il n’y a de places pour les asseoir

Selon le guide de la Fédération des transporteurs par autobus, l’organisation du transport scolaire revient aux commissions scolaires qui doivent déterminer le nombre d’élèves devant être transportés dans les autobus scolaires à contrat.

Les normes établies par les commissions scolaires visent à maximiser l’utilisation de l’autobus et consistent généralement à placer 3 écoliers par banquette pour les classes de la maternelle et du primaire, et selon la grosseur des écoliers, 2 ou 3 écoliers par banquette pour les élèves du secondaire.

 

Par l’article 426, le législateur indique l’importance qu’il accorde au principe qu’il ne peut y avoir plus de passagers dans un véhicule qu’il n’y a de places disponibles pour les asseoir. Cet article s’applique aux autobus conventionnels, nez plats, minibus et berlines.

 

Au moment d’écrire ces lignes, l’équipe de Viva-Média a discuté avec une personne responsable du transport à la Commission scolaire des Trois-Lacs. Cette personne nous a mentionné qu’elle se devait de faire quelques vérifications avant de nous rappeler. Nous n’avons pas eu de retour d’appel.

Mélanie Calvé

Mélanie Calvé

Journaliste

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