Nous terminons notre tournée des élus dans la circonscription provinciale de Huntingdon où Claire IsaBelle est la députée depuis 2018. Il a été question de son parcours professionnel et politique assez particulier et les défis d’une grande circonscription comme celle qu’elle représente.

Crédit photo : Bureau de Claire IsaBelle

Mme IsaBelle est une des premières personnes qui s’est approchée de la Coalition Avenir Québec (CAQ) lors de sa création en 2011. Elle a été attirée particulièrement par le souffle nouveau que M. Legault amenait avec sa plateforme en éducation. Étant une professeure à l’université d’Ottawa en enseignement depuis 2004, elle connaît les problèmes de son domaine.

« Voir un parti mettre l’éducation au centre de leur programme c’était très attirant pour moi, confie Mme IsaBelle. On le voit encore aujourd’hui avec les maternelles quatre ans et l’investissement dans les CPE. »

Claire IsaBelle s’est donc lancée dans l’aventure politique lors de l’élection de 2012 avec aucune appréhension. Elle appréciée l’expérience, mais est défaite par le député de l’époque.

Ayant recueilli une base solide de 6000 électeurs en 2012, elle tente sa chance de nouveau en 2014. Cependant, elle ne réussit pas à se faire élire. Elle n’abandonne toutefois pas son engagement politique et à la suite du décès de son père qui occupait beaucoup de son temps, elle intègre la commission politique de la CAQ pour 4 ans.

 

En 2018, elle se fait approcher pour être candidate, mais nouvellement directrice de la faculté d’éducation à l’Université d’Ottawa, elle refuse en premier lieu. En parallèle à tout cela elle lance un livre sur l’éducation des Franco-ontariens. Ayant une certaine expertise en éducation francophone elle change d’idée pour mettre de l’avant les façons de faire des Franco-ontariens au Québec.

« Je ne crois pas que tout ce qui est écrit dans ce livre est applicable au Québec, lance Mme IsaBelle. Les Franco-ontariens sont en situation minoritaire dans leur province et n’ont pas les mêmes outils. Il y a cependant beaucoup de façons de faire qui peuvent être transposées au Québec et c’est cela qui ma poussé à revenir pour une troisième fois dans une élection. »

Après deux élections, elle commence à être assez connue et avec la vague de la CAQ, elle entre au parlement en 2018.

 

Les défis d’une grande circonscription

Des circonscriptions que VIVA MÉDIA désert, celle de la députée de Huntingdon est la plus grande en superficie. De Sainte-Barbe à Lacolle en pensant par Saint-Michel la circonscription couvre plus de 2 339,67 km2. Elle pose des défis de déplacement et de contact avec les électeurs que la députée IsaBelle nous explique.

Étant rural, le comté de Huntingdon a beaucoup d’agriculteurs sur son territoire. Venant d’une famille de maraîcher, Mme IsaBelle comprend bien leur réalité et entre facilement en contact avec eux.

« C’est un des défis le plus importants, mentionne-t-elle. Bon nombre d’électeurs sont touchés par des problématiques qui sont totalement inconnues pour les gens vivants dans les villes. Par exemple, nous perdons plus de 2 % de nos terres noires chaque année dues à l’érosion du vent. »

Pour régler ce problème, elle souhaite créer un centre de recherche pour contrer l’érosion et faire de l’innovation. Sa région est un des garde-mangers du Québec. Elle explique que 40 % des fruits et légumes cultivés au Québec viennent de là. D’où l’importance pour elle d’avoir un centre de recherche.

Elle utilise aussi beaucoup les organismes de la région pour aller à la rencontre des gens. Les citoyens vivants loin les uns des autres, elle utilise ces moments de rencontre pour prendre le pouls de la population.

 

 

Réalisations

La députée est très fière de ce qu’elle a accompli durant son mandat. Elle ne cache pas que la pandémie a arrêté un grand nombre de projets dans sa circonscription. Outre l’aide immédiate aux gens durant la pandémie, elle a réussi à mettre en place trois nouveaux CPE, dont celui de Saint-Chrysostome qui était en chantier depuis 2012.

« Nous sommes fières de mettre l’éducation de l’avant en commençant par les CPE ou les jeunes peuvent se développer et commencer leur cheminement scolaire », affirme Claire IsaBelle.

Elle est aussi très fière de l’investissement dans les routes de son comté. En effet, beaucoup des routes étaient en bien mauvais état. Elle a pu avec l’aide du Ministère des Transports du Québec (MTQ) et les municipalités concernées, réhabilité les routes de la région.

« Je ne sais pas encore si je me représente en 2022, il est trop tôt, lance la députée. J’aime être professeure, j’ai encore 3 élèves au doctorat que je suis de près. Toutefois, je trouve qu’il me reste tellement à accomplir pour ma région. »

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