La fierté de participer, de persévérer et de réussir | VIVA MÉDIA Skip to main content

En cette journée chaude et humide du 16 juin dernier où la température ressentie était de 29°, près d’un millier d’élèves de quatrième année, provenant de 30 écoles du Centre de services scolaire de la Vallée-des-Tisserands et du New Frontiers School Board, ont dépassé leurs limites dans le cadre du 7e marathon scolaire.

Le parc régional des Îles de Saint-Timothée a vibré sous les pas et l’enthousiasme des enfants déterminés à réussir les 3 disciplines du triathlon scolaire. « Il n’y a pas de gagnant aujourd’hui, mentionne Hanaëva-Blue Lefebvre, élève de l’école Saint-Eugène, située à Salaberry-de-Valleyfield. Je suis ici pour participer et non pour gagner. Mon nom sera inscrit à l’école et lorsque je serai grande, si mes enfants vont à mon école, ils seront fiers de leur mère en voyant que j’ai participé au triathlon, quand j’étais en quatrième année ».

Sur le site, durant la pause repas, il était possible d’apercevoir des groupes d’élèves se préparer en vue de leur imminent départ. Certaines classes jouaient au ballon, d’autres procédaient à une séance d’entraînement et d’étirements, tandis qu’un groupe d’élèves méditaient et effectuaient des postures de yoga. Chose certaine, tous les enfants présents arboraient leur plus beau sourire. La fébrilité était palpable, ce jour-là, au parc régional des Îles de Saint-Timothée.

Lors du signal annonçant le départ, les élèves ont débuté avec l’épreuve de nage. Pour cette dernière, les petits sportifs pouvaient nager ou encore courir dans le bassin naturel du fleuve Saint-Laurent. L’épreuve terminée, les élèves ont enfourché un vélo pour terminer ce défi sportif par la discipline de la course. À cette étape, il était possible de voir des élèves épuisés, en sueur, essoufflés, mais surtout, déterminés à franchir la ligne d’arrivée.

Sans le savoir, les élèves de quatrième année ont inspiré les adultes présents. Ils ont démontré l’importance de persévérer et ont fait naître un sincère sentiment de fierté chez ceux qui les attendaient à la ligne d’arrivée. Ce jour-là, un millier d’enfants se sont surpassés en repoussant leurs limites.

La préparation

En amont de l’évènement sportif, les élèves se sont initiés aux différentes étapes, notamment en compagnie de leur enseignant d’éducation physique. Hanaëva-Blue Lefebvre, confie que son enseignant, M. Éric Fortin, leur a appris comment bien rouler sur leur vélo, à l’intérieur du parcours, comment se relever en cas de chute et comment freiner de façon sécuritaire. En effet, l’enseignant mentionne que lors de l’inscription de l’école à l’évènement sportif, l’organisation a remis une flotte de 10 vélos et 10 casques. Ainsi, 4 semaines avant le triathlon scolaire, l’enseignant a débuté un entraînement extérieur avec ses élèves. « Cela a été très apprécié et ce qui est intéressant c’est qu’après 3 ans, si nous démontrons à Triathlon Québec que nous utilisons les vélos, ils sont alors donnés à l’école », souligne M. Fortin. Questionné à savoir quelle était la source de motivation des élèves, l’enseignant répond que la motivation résidait dans la participation et la réussite du parcours. « C’était la fierté de dire qu’ils ont été capables de participer et réussir un triathlon scolaire ».

Fait intéressant, sur 16 élèves de 4e année à l’école Saint-Eugène, 12 élèves ont participé au triathlon scolaire. De plus, 12 jeunes provenant de la classe Kangourou avaient l’âge de participer. Ainsi, 11 élèves de cette classe se sont inscrits au triathlon scolaire. Soulignons que les classes Kangourou sont une adaptation de l’approche Nurture qui vise à mieux accueillir les enfants qui ont des retards sociaux ou affectifs, en leur offrant un cadre d’apprentissage sécurisant.

Éric Fortin mentionne être très fier de ses élèves et que le sentiment de fierté était partagé par tous les enseignants qui attendaient leurs élèves à la ligne d’arrivée. « J’étais réellement fier de voir que tous les jeunes, sans exception, ont réussi à faire tout le parcours. De voir ces jeunes, le sourire au visage, malgré la température incertaine, malgré la chaussée mouillée, je n’ai qu’un mot : fierté ».

Mélanie Calvé

Journaliste

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