Plusieurs personnes souhaitent prendre leur retraite le plus tôt possible. Cette phrase ne s’applique pas à Diane Mercier. Pour elle, le fait de rester active et de faire ce qui lui plait sont des signes de fierté.

Diane Mercier, 69 ans, ne veut pas entendre parler de retraite.  (Photo Steve Sauvé)

Épouse, mère de 4 enfants, grand-mère à 10 reprises et arrière-grand-mère 5 fois, celle qui célèbrera son 70e anniversaire l’an prochain est loin d’avoir comme projet de prendre sa retraite. Mme Mercier aime travailler. Elle dit que ça l’occupe. Se lever chaque matin pour aller occuper la fonction de brigadière scolaire est loin d’être une corvée pour elle. Effectivement, son poste en est un à temps partiel, mais elle a déjà occupé plusieurs emplois simultanément. Elle faisait beaucoup plus que le traditionnel 40 heures par semaine.

« J’ai déjà eu 4 emplois en même temps, dit-elle. Je ne veux pas refaire cela, car c’est épuisant. Cependant, je ne veux même pas entendre parler de retraite. Ce n’est vraiment pas dans mes projets. J’aime travailler et être active. En plus, j’ai la chance de voir vieillir des enfants. Je connais leur prénom. Puisque cela fait 22 ans que je suis à la même école, parfois je reconnais les parents. Je me souviens qu’à une certaine époque, c’était eux que je faisais traverser. »

Comme l’école fait relâche lors de la saison estivale, Mme Mercier profite d’un congé. Par contre, il ne faut pas croire qu’elle reste tranquille dans la maison. « M’assoir pour écouter la télévision pendant des heures, ça ne m’intéresse pas, confirme Diane Mercier. L’été je marche et je fais du vélo. Parfois, mon mari et moi, nous prenons la route pour quelques jours. Cependant, ce n’est jamais pour de longues périodes. J’aime être dans mes affaires. Les voyages dans le sud, ça ne m’attire pas vraiment. »

Mme Mercier est mariée depuis 50 ans. Lorsqu’elle parle de son conjoint, ses yeux s’illuminent. Elle précise qu’ils sont tous deux très actifs. « Mon mari à 74 ans et il travaille encore, confirme celle que les jeunes appellent madame Diane. Il fait du transport scolaire. Il fait de 25 à 30 heures par semaine. Nous sommes capables de le faire et nous aimons être actifs. »

Le seul regret de Diane Mercier est qu’elle a fait une croix sur le patinage. « J’aimais tellement cela patiner, dit-elle. Lorsque je passe devant une patinoire et que je vois des gens patiner, je deviens la tête pleine de souvenirs. Comme j’ai pris de l’âge, je sais qu’une vilaine chute en patin peut avoir des conséquences graves. C’est pourquoi je ne patine plus. Mais j’aimais vraiment cela. »

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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