Il ne faut surtout pas croire que les sinistrés des inondations pourront effectuer toutes les rénovations qui seront nécessaires aux frais de leur compagnie d’assurance. En fait, peu de gens disposent d’une couverture pour ce genre de sinistre.

Jacques Hurtubise, directeur de M2 assurance, explique que son cabinet ne sera pas envahi d’appels en lien avec des réclamations de dommages causés par les inondations.

M. Hurtubise mentionne que depuis 2017, la couverture par les assureurs en ce qui concerne les inondations a été grandement modifiée.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, la plupart des assurances résidentielles couvrent les dommages causés par les caprices de Dame Nature mais il y a une exception importante. Celle-ci se nomme « Les inondations provoquées par le débordement d’un cours d’eau »

Comme Québec et Ottawa recensent et identifient les zones inondables, la crue des eaux est considérée comme un phénomène prévisible. En cas de problème, il faut alors se tourner vers l’aide financière d’urgence octroyée par les gouvernements provinciaux et fédéraux.

« Les gens qui disposent d’une couverture, c’est parce qu’ils ont la protection contre les refoulements d’égouts, explique Jacques Hurtubise. Ce genre de couverture ne dépasse jamais 20 000 $. Les nouveaux assurés ne peuvent obtenir cette clause. Elle a été retirée à la suite des inondations de 2017. Il y a également des compagnies qui refusent d’offrir la couverture pour les refoulements d’égouts si la résidence est trop près d’un cours d’eau. »

Le professionnel en assurance indique que depuis 15 ans, que l’eau est responsable de beaucoup plus de dommages que le feu. « C’est très problématique, confie M. Hurtubise. Les plus récentes statistiques démontrent que les assureurs doivent payer 1,06$ en dédommagements pour chaque dollar de prime. Ceci comprend autant les réclamations résidentielles qu’automobiles. »

Quelle est la solution?

Jacques Hurtubise croit que les gens qui possèdent des résidences en zone inondable devraient surélever leur propriété. « Peut-être que de mettre les maisons sur des pilotis ou encore de faire monter le terrain serait de mise. Une chose est toutefois certaine, les sous-sols de ces maisons ne devraient jamais être aménagés. »

Finalement M. Hurtubise fait une mise en garde. « Les gens dont le solage est construit avec des blocs de béton ne devraient pas utiliser de pompe pour évacuer l’eau. Le problème est que la pression extérieure, exercée par l’eau, devient trop forte et les dommages sur le solage en blocs sont alors importants. »

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

Un commentaire

  • Avatar brigitte laflamme dit :

    Bonjour,
    Voici mon opinion des gens qui sont en zone – inondation. C’est un choix personnel. Donc, les personnes ayant connaissance de ce problème devraient y penser avant de s’établir. C’est très beau de vivre près de l’eau mais il y a un prix. Ce prix ne doit pas être imposé aux autres personnes lors d’une inondation. Et ce n’est pas aux Gouvernements de payer pour leur choix personnel. L’argent de nos impôts et taxes devraient être mieux investit (soins de la santé, réparer les routes et les infrastructures, etc.) et non investit dans les réclamations des gens en zone d’inondations.

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