La consultation publique sur les zones d’intervention spéciale en vue du projet de décret a eu lieu au Château Vaudreuil le jeudi 4 juillet dès 19 h. La foule était si nombreuse que les gens devaient se stationner le long de l’autoroute 40 et sur la route menant au lieu de rencontre. Cette situation était autant problématique à l’intérieur où les intervenants, suite aux problèmes de logistique, se proposaient de faire deux séances différentes. Bref, la frustration et le mécontentement étaient au rendez-vous.

Cette réunion, visant à parler du projet de décret sur les zones d’intervention spéciale (les zones inondables) a rapidement pris la tournure d’un mea culpa institutionnel alors que les représentants du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation ne cessaient d’expliquer la nécessité de corriger la cartographie des zones d’intervention spéciale et que les citoyens ne tarissaient de questions et de commentaires mettant en relief « l’inacceptable ».

La seule réponse qui semblait apaiser la foule fut celle d’une représentante du gouvernement qui s’est exprimée en disant : « Je sais, on a l’air profondément incompétents », s’en est suivi une foulée d’applaudissements.

En résumé, le ministère comptait faire le point sur la situation en corrigeant l’erreur de la cartographie publiée tout en demandant l’aide de la population afin que les citoyens touchés par ce décret, mais non concernés par les inondations, puissent soumettre les correctifs.

Pour ce faire, les citoyens doivent envoyer un courriel à l’adresse suivante : zis2019@mamh.gouv.qc.ca en expliquant que leur résidence ne se situe pas dans les zones réellement concernées par les inondations. La date limite pour envoyer vos demandes de modifications est le 19 août 2019.

Rappelons que le problème relié à la cartographie réside dans le fait que des zones qui n’ont jamais été inondées y apparaissaient tandis que des zones inondables n’y apparaissaient pas. Un exemple assez éloquent du type d’erreurs présentes dans la cartographie est celui du presbytère de Sainte-Jeanne-de-Chantal à Notre-Dame-de-l’Île-Perrot qui est indiqué comme étant dans une zone inondable. Cela pose question puisque bien que situé près de l’eau, celui-ci est à environ 80 pieds (chiffre approximatif selon un citoyen) au-dessus du niveau du fleuve. Bref, les exemples sont nombreux et les gens concernés ne sont pas du tout contents de cette situation.

Les zones réellement concernées par ce décret sont donc celles dans les zones 0-20 ans (nombre d’années pendant lesquelles il y a risque d’inondation servant de mesure), celles inondées en 2017 et en 2019. Les zones 20-100 ans sont donc désormais exclues de ce décret.

Vous pouvez obtenir plus d’information en visitant le site internet du ministère au www.mamh.gouv.qc.ca

Les gens inondés peuvent désormais bénéficier d’une compensation gouvernementale, mais ceux qui seront touchés par ce décret et qui n’ont pas été inondés restent dans le néant pour l’instant.

Les questions et commentaires se sont prolongés une partie de la soirée alors que la frustration était au rendez-vous. Les gens quittaient les lieux tout aussi mécontents qu’à leur arrivée.

Nicola Di Narzo

Nicola Di Narzo

Journaliste

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