Quand les fraudeurs tentent de sévir | VIVA MÉDIA Skip to main content

Un résident de Pincourt, Daniel Filion, souhaite sensibiliser la population à une arnaque particulière qui semble gagner du terrain depuis un certain temps.

Propriétaire d’une flotte de véhicules puisqu’il possède une entreprise de taxi, M. Filion a mis en vente le mardi 9 août un Dodge Caravan 2016 sur le site internet Kjiji. Or, peu de temps après la mise en ligne de son annonce, il a été contacté par message texte par un individu qui semblait intéressé par le véhicule.

« J’ai reçu plusieurs messages. La première personne m’a demandé si je pouvais lui faire parvenir l’historique de ma voiture. Quand j’ai proposé le rapport du garage où je fais faire la maintenance de ma flotte ou le rapport de la SAAQ, il a refusé. L’individu m’a alors dit qu’il ne faisait confiance qu’au site internet vinvehiculepro. Je me suis donc rendu sur ce site et cela m’a coûté 35 $ pour sortir ce qui est uniquement la fiche technique d’un Dodge Caravan 2016. Ce n’était même pas l’historique de ma voiture. »

Toujours par message texte, un deuxième acheteur potentiel a contacté Daniel Filion. Encore une fois, une demande de rapport d’historique a été faite. Lorsque M. Filion lui a indiqué qu’il possédait un rapport du site précédent, l’individu lui a spécifié qu’il ne faisait confiance qu’au site canadavehiculerecord.

« C’est là que j’ai vu l’arnaque. Ça coûtait encore 35 $. J’ai donc refusé. Ce sont des gens malintentionnés. Par chance, j’ai payé avec PayPal puisque je suis convaincu qu’avoir payé avec ma carte de crédit, que ces gens en auraient profité. Par la suite, j’ai reçu plusieurs messages textes de divers numéros et il y avait sensiblement toujours la même demande. »

Daniel Filion est un homme qui connait bien la sécurité puisqu’il y en a fait une carrière. Il est donc évident qu’il a fait son enquête pour aller au fond de cette histoire. « J’avais quelques indices. J’avais les numéros de téléphone et deux adresses web. Rapidement, j’ai découvert que les deux sites appartiennent à la même personne. Pour ce qui est des numéros de téléphone, ils sont générés par un moteur. Donc, il est impossible de rappeler à ces numéros. »

En prenant connaissance des numéros de téléphone à l’origine des messages textes, il est possible de constater avec les indicatifs régionaux qu’il est question de numéros de l’Alberta, de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard, de Toronto et de Québec.

« J’invite les gens à faire preuve de prudence. Ceux qui m’ont contacté sont des fraudeurs. Dans mon cas, ça m’a coûté uniquement 35 $, mais supposons que les fraudeurs parviennent à obtenir ce qu’ils veulent auprès de 50 personnes par jour, ça devient beaucoup d’argent. »

Un appel a été fait auprès de la Sûreté du Québec afin de savoir si beaucoup de signalements avaient eu lieu en lien avec ce subterfuge. L’agente Geneviève Gagnon explique que les fraudes sont compilées en deux catégories. « Il y a les signalements de moins de 5000 $ et ceux de plus de 5000 $. Cependant, nous recevons régulièrement des signalements pour des gens qui sont contactés par les réseaux sociaux puisqu’ils ont des articles en vente. Souvent, des fraudeurs tentent de dire qu’ils enverront UPS ou un livreur chercher les items. »

Steve Sauvé

Journaliste

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