Depuis le mois de mars, je me permets de prendre la plume une fois de temps en temps pour vous partager mes pensées, mon point de vue sur ce qui se passe. J’avoue de plus en plus ressentir l’urgence et l’importance d’écrire, mais aussi ressentir jusqu’au fond de mes entrailles les risques que cela comporte dans des temps aussi troubles.

Je suis consciente de ma « responsabilité sociale » à titre de média régional ainsi que celle de mon équipe et si vous nous lisez souvent, vous avez assurément vu que TOUS ont leur voix. Que la divergence d’opinions est même encouragée… Oui, je suis en faveur d’un libre arbitre individuel et oui je crois fermement que poser des questions difficiles et remettre en question les décisions de nos gouvernements fait partie de notre rôle. Malheureusement, depuis les derniers mois plusieurs médias ont plutôt pris un rôle de Relation publique pour le gouvernement… mettant ainsi la majorité de leurs énergies à parler COVID, mais négligeant le reste. Mais IL SE PASSE POURTANT BEAUCOUP D’AUTRES CHOSES QUE LA COVID!!!

Marie-Andrée Prévost

Ne pas parler des suicides, des pertes d’emploi, des problèmes de syndicat de ressources humaines dans le réseau de la santé. C’est faire abstraction de l’éléphant qui est dans le petit 1 ½ pièce. On parle de sauver le système de santé, que la COVID fait tout déborder, mais faudrait d’abord régler les conditions du personnel en santé pour faire revenir les milliers qui ont *sacré leur camp*, y veulent quoi? Des horaires normaux, un salaire qui a du sens? Une conciliation travail-famille qui a du sens? Une charge de travail raisonnable? Bref, si c’est le cas, ce n’est pas des demandes extravagantes alors go faisons-le? Le secteur privé au Québec regorge de bons exemples qui offrent cela à leurs employés… La CNESST nous y oblige et… me semble que ce serait simple des quarts de 8 heures en rotation jour/soir/nuit avec une stabilité d’emploi et de lieu de travail… Peut être simpliste, mais je me dis que c’est faisable. Faut arrêter de se voiler la face. Oui, la COVID est bel et bien présente, mais le bobo était la bien avant! Des urgences qui débordent, le manque de personnel, c’est du redondant chaque année. Mais entres-vous et moi, fermer les écoles, les entreprises ne va pas régler notre problème, car notre système de santé était en train d’imploser bien avant mars 2020.

Mais bon… on s’apprête à mettre un couvre-feu, confiner tout le monde, mettre en lockdown toute une province… faire de l’élagage dans les soins, mais surtout ne réglons pas le problème qui en ferait revenir plus de 12 000 et permettre d’avoir des soins de santé qui ont du sens et des gens heureux au travail. Est-ce vraiment trop demandé?

Marie-Andrée Prévost
Propriétaire éditrice
maprevost@viva-media.ca

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