Des chasseurs déplorent avec véhémence la présence dans la région de chasseurs d’origine autochtone dont les règles de la chasse seraient différentes.

Un chasseur a contacté VIVA MÉDIA pour dénoncer la situation. Par la suite, tous les appels logés par l’auteur de ces lignes ont la même conclusion. Depuis plus de 6 semaines, un nombre considérable de cerfs de Virginie sont tombés sous les balles de trois chasseurs autochtones dans la MRC de Beauharnois-Salaberry.

« Ils se promènent entre Beauharnois et Saint-Louis-de-Gonzague, dit l’homme qui a contacté La Voix Régionale, mais dont l’identité reste confidentielle. Ils ne respectent rien. Des chevreuils ont été abattus sur la piste cyclable, d’autres dans des sentiers pédestres, et ce, le jour comme la nuit. Comme ce sont des chasseurs autochtones, ils sont en droit de chasser la nuit. C’est dans leur coutume. Ils ont le droit. Ils ont tous les droits lorsqu’il est question de chasse. Encore le 19 novembre, ils ont été pris en flagrant délit alors qu’ils tiraient en bordure de l’autoroute. »

L’homme qui prétend qu’une cinquantaine de bêtes ont été abattues va plus loin dans son exposé. « C’est dangereux. Si c’étaient des résidents de la place, ça serait réglé en quelques minutes. Ils auraient été arrêtés et accusés. Des constats d’infraction auraient même été donnés sur-le-champ. Or, comme ce sont des gens de nationalité autochtone, ça complique la chose. Ils saccagent tout sur leur passage. L’autre soir, ils ont tiré un chevreuil qui était dans un champ de soya. Ils sont allés chercher la bête morte avec leur camion. Le champ n’avait pas encore été récolté donc, ils ont abîmé la récolte. Les agriculteurs ne savent plus quoi faire. »

(Photothèque)

Aucune intervention

La police de Châteauguay, la Sûreté du Québec et la patrouille d’Hydro-Québec et même la MRC de Beauharnois-Salaberry sont bien au fait du dossier. Dans un communiqué acheminé aux médias, Hydro-Québec assure qu’une opération de prévention et de sensibilisation pour la saison de chasse 2021 s’est déroulée les 13 et 14 novembre dernier. Que l’opération était en collaboration Hydro-Québec et la Faune dans le cadre de la saison de chasse sur le territoire du Parc Régional de la MRC de Beauharnois-Salaberry.

Du côté d’Hydro-Québec, la Société d’État assure que la chasse n’est pas permise sur ses terrains. « Ils ne respectent rien, dit l’homme visiblement furieux. Le pire c’est que soir après soir, ils reviennent. Ce n’est pas de la chasse pour se nourrir, c’est évident qu’ils font le commerce de viande sauvage. »

Un partenariat entre Hydro-Québec, les agents du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, le service de police de la ville de Châteauguay ainsi que le poste de la Sûreté du Québec de la MRC de Beauharnois-Salaberry existe depuis des années afin de contrer les problématiques de chasse locale.

« Dès que ça concerne les Autochtones, les agents deviennent frileux. Pourtant, ce n’est pas lorsqu’il ne restera plus rien qui sera le temps d’agir. J’ai des photos des infractions, il y a eu des appels auprès de la Faune et auprès des policiers. Il n’y a rien qui bouge. »

Droits de chasse différents

En 2012, les juges de la Cour Suprême ont donné raison aux autochtones qui réclamaient le droit de chasser la nuit, en vertu de leurs droits ancestraux. À la suite du jugement rendu dans une cause en Colombie-Britannique, les autochtones ont désormais le droit de chasser la nuit partout au Canada, à condition que cela ne mette pas en danger la sécurité des autres usagers de la forêt.

« Je respecte les droits des Autochtones, mais maintenant, ils utilisent les mêmes moyens que tous les autres chasseurs. Le danger est bien réel. Est-ce que ça va prendre un accident pour réaliser que cela n’a aucun sens? Sérieusement, c’est rendu du braconnage. »

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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