Mikael Dubois-Barnabé a été condamné à une peine de 5 ans de détention par le juge Joey Dubois le mercredi 12 août au palais de justice de Valleyfield.

Dubois-Barnabé, qui est connu du domaine judiciaire, a reconnu sa culpabilité à des accusations de complot afin de commettre une voie de fait, de voie de fait grave, de voie de fait simple et de bris d’engagement. Les faits reprochés à l’homme de 28 ans se sont déroulés à Beauharnois le dimanche 21 avril 2019. À ce moment, Mikael Dubois-Barnabé s’est présenté au bar Palace à Beauharnois en compagnie d’un ami. Une dispute a éclaté et Dubois-Barnabé a frappé avec un marteau un individu qui tentait simplement de séparer les gens qui prenaient part à l’altercation.

Présent pour le prononcé de la sentence, la victime est venue expliquer au juge l’ampleur des blessures subies. « J’ai été hospitalisé pendant 8 jours, dit l’homme qui visiblement a été agressé gratuitement. J’ai été opéré. J’ai une plaque dans la tête et je dois vivre avec plusieurs séquelles. J’ai des pertes de mémoire, des troubles de sommeil, des maux de tête et je fais maintenant des crises d’épilepsie. Je suis aussi suivi en ergothérapie et en physiothérapie. »

L’accusé n’a eu aucune réaction lorsque la victime a expliqué les conséquences de l’agression. Cependant, lorsque le magistrat lui a demandé s’il souhaitait prendre la parole, sa réaction n’a pas semblé réjouir la victime.

« Je suis désolé. Je ne suis pas fier. Je ne sais pas vraiment quoi dire. Je n’ai jamais eu la vie facile. Je n’ai pas eu de père et j’ai été en centre d’accueil lorsque j’étais jeune. Je vais essayer de devenir une meilleure personne », dit-il.

Les juristes impliqués dans le dossier ont présenté une suggestion commune à la Cour. Me Dominic Côté en défense et Me Karim AinMelk pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales, ont indiqué qu’une peine de 5 ans de détention à laquelle est soustraite la détention préventive est une peine raisonnable. Après avoir entériné la suggestion, le juge Dubois a aussi imposé une interdiction à l’accusé d’avoir en sa possession des armes à feu, arbalètes, armes prohibées, armes à autorisation restreinte, dispositifs prohibés, munitions, munitions prohibées et substances explosives à perpétuité.

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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