Portrait d’agriculteur : Les Vinet | VIVA MÉDIA Skip to main content

Située sur le chemin de l’Anse à Vaudreuil-Dorion, la ferme Vinet sort de l’ordinaire. En plus de faire de la grande culture comme beaucoup d’agriculteurs de la région, les Vinet se sont lancés depuis une quarantaine d’années dans l’apiculture.

L’entreprise Miel Claude Vinet a été fondée en 1980 par son actuel propriétaire, Claude Vinet. La création de cette entreprise spécialisée dans l’élevage d’abeilles et la production des produits de la ruche vient d’un heureux hasard.

« Mon père a vu un cours d’initiation à l’apiculture dans le journal, explique Annie Vinet, une des deux filles du propriétaire. Il l’a donc suivi et il a eu la piqûre, sans mauvais jeux de mots. »

 

Les produits du miel

En tout, c’est plus de 150 ruches qui servent à créer de nombreux produits issus des abeilles. Annie Vinet mentionne qu’outre le miel, la cire que l’on peut récolter sur les alvéoles qui se nomme opercule sert à confectionner une multitude de choses. Elle souligne que la cire devient un sous-produit intéressant à valoriser. Sur place la famille Vinet a décidé de vendre des produits comme des chandelles et des blocs de cire en plus du miel.

« Les gens peuvent acheter des blocs de cire et créer ce qu’ils veulent, dit Mme Vinet. Je sais que des gens font entre autres des savons et même des baumes à lèvres avec la cire d’abeille. »

En plus de vendre à la ferme directement, la famille a des ententes de vente avec plusieurs épiceries de la région comme à L’Île-Perrot, Vaudreuil-Dorion et Saint-Lazare. Il est important de noter que la vente sur le terrain de la ferme Vinet est restreinte, souligne Annie Vinet. Les clients doivent prendre rendez-vous avant de se présenter.

 

La production du miel

Avec une production qui varie chaque année selon la température et la météo, la récolte du miel est un art que toute la famille maîtrise maintenant. Claude Vinet bénéficie de l’aide de ses deux filles Annie et Marie-Ève ainsi que sa conjointe Céline pour mener à bien ses activités.

Tous les quatre veillent à ce que la production et l’élevage se déroulent bien. La matière première pour faire du miel est sans surprise les abeilles. Selon Annie Vinet, celles-ci vont butiner les fleurs environnantes pour y chercher du nectar. En récoltant le nectar, elles pollinisent les fleurs et contribuent au maintien de la biodiversité en favorisant la reproduction des végétaux. Quand le nectar arrive à la ruche, il est transformé en miel.

« Les gens sont souvent surpris que les abeilles ingèrent le nectar et y ajoutent des enzymes pour créer du miel. J’aimerais dire que c’est un processus de transformation et de conservation et non pas du vomi d’abeille comme beaucoup le pensent. »

Après que le miel est stocké dans les alvéoles, les abeilles vont ventiler la ruche afin de réduire l’humidité de cette précieuse matière. Quand le miel est prêt, les abeilles vont mettre de la cire pour sceller les alvéoles et c’est là que les apiculteurs entrent en jeu.

Mme Vinet explique qu’avant de récolter, il ne faut pas qu’il y ait d’abeilles dans les hausses à miel. Une hausse est un des grands cubes qui forme une ruche. Pour qu’il ne reste plus d’abeilles dans la hausse qui sera récoltée, les apiculteurs mettent un chasse-abeille sous les hausses à récolter. Cela fait en sorte que les abeilles peuvent sortir de la hausse qui sera récoltée, mais ils ne peuvent plus y retourner.

« Quand on récolte, il y a parfois une ou deux abeilles dans les hausses qui s’envolent aussitôt, note Annie Vinet. Après les avoir récoltés, on enlève l’opercule sur les alvéoles et on les place dans un extracteur et le miel qui en sort est filtré avant d’être entreposé. »

L’hiver qu’arrive-t-il aux abeilles?

Selon Annie Vinet, les abeilles sont en hivernation pour tout l’hiver dans un bâtiment ou la température est au-dessus du point de congélation. Les abeilles sont placées dans la hausse la plus basse et le reste de l’équipement est réparé et peinturé pour la saison prochaine.

« On ne chôme pas l’hiver, s’exclame Mme Vinet. On a des machines pour les champs à entretenir et on doit finir d’empoter notre miel. On travaille tout l’hiver pour qu’on reparte au printemps avec des outils de qualités. »

Crédit photo : Miel Claude Vinet

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