Les PGQ demandent une correction de 80 000 $ par producteur | VIVA MÉDIA Skip to main content

Dans le contexte de la mise à jour économique du 3 décembre 2018, les Producteurs de grains du Québec (PGQ) invitaient le gouvernement du Québec à concrétiser ses engagements électoraux à l’endroit de leur secteur. Selon les PGQ, des mesures ambitieuses sont nécessaires en raison du fait que l’écart compétitif des producteurs américains face à leurs homologues québécois a augmenté de quelque 80 000 $ par producteur au cours des dernières années, malgré une hausse continue de la productivité au Québec.

« Au cours de la dernière campagne électorale, des engagements positifs visant l’efficacité des programmes de protection du revenu, pour le déploiement de mesures agroenvironnementales et favorisant la compétitivité du secteur des grains ont été avancés. Ces engagements sont d’autant plus pertinents que la situation internationale, conjuguée aux décisions gouvernementales des dernières années, défavorise la production québécoise de façon inquiétante. Nous invitons donc le gouvernement à y donner suite dans le cadre de la mise à jour qui est attendue au cours des prochaines heures, afin de maximiser l’impact positif de notre secteur sur l’économie du Québec et de ses régions. Il appartient maintenant au gouvernement du Québec de définir des solutions efficaces », déclare le président des PGQ, M. Christian Overbeek.

L’écart de 80 000 $ par entreprise représente l’impact cumulé des nouvelles restrictions environnementales au Québec, de la fiscalité agricole et de la différence entre le soutien aux producteurs québécois et à leurs compétiteurs américains, incluant notamment le soutien récent accordé dans le contexte de la guerre commerciale.

Au cours de la dernière campagne électorale, la Coalition Avenir Québec (CAQ) a pris plusieurs engagements écrits à l’égard de la production de grains. Parmi ceux-ci, notons :

  1. « Permettre de bénéficier d’un programme de protection des revenus plus efficace » ;
  2. « Poursuivre la recherche sur les besoins de traitement des semences » ;
  3. « Réduire l’impact des restrictions à la culture sur les bandes riveraines » ;
  4. « Maintenir la compétitivité des entreprises » ;
  5. « Consulter l’ensemble des producteurs agricoles ».

Partie remise pour le secteur des grains

Il semble que le gouvernement à choisi de prioriser l’investissement des entreprises, dans sa mise à jour économique. « Malgré une situation financière appréciable et des engagements clairs, il (le gouvernement) a choisi de ne pas proposer de solution spécifique pour résorber le nouvel écart compétitif de 80 000 $ par producteur qui nous désavantage désormais face à nos concurrents américains », a déclaré monsieur Overbeek.

Mona Rochon

Journaliste

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