Le rêve ultime à la portée du hockeyeur Jérémie Poirier | VIVA MÉDIA Skip to main content

Salaberry-de-Valleyfield – Le Campivallensien Jérémie Poirier a fait un pas de plus vers la concrétisation du rêve de tout hockeyeur lors de la dernière saison.

Jérémie Poirier a été élu au sein de l’équipe d’étoiles des recrues de la Ligue Américaine de hockey à la suite de sa dernière saison avec les Wranglers de Calgary.

(Photo : Wranglers de Calgary)

À sa première campagne dans les rangs professionnels après avoir été un choix de 3e ronde des Flames de Calgary au repêchage 2020 de la Ligue Nationale, le défenseur doué offensivement a pleinement répondu aux attentes de l’organisation albertaine dans l’uniforme des Wranglers de la Ligue Américaine de hockey.

À l’âge de 20 ans, Jérémie a planché sur son année de conquête de la Coupe Memorial avec les Sea Dogs de Saint John en connaissant une excellente saison avec l’équipe basée au Saddledome de Calgary. En vertu d’une production de 9 buts et 32 passes pour 41 points en 69 matchs, Poirier a occupé le 17e rang parmi les défenseurs du circuit qui compte 32 équipes. Chez les Wranglers, il s’est révélé être le 6e pointeur, toutes positions confondues, et dans les séries, Jérémie a ajouté une contribution de 8 points (2 buts, 6 assistances) en 9 rencontres.

Ces attributs offensifs et l’ensemble de son jeu lui ont valu une place au sein de l’équipe d’étoiles des recrues dans la Ligue Américaine de hockey. Même s’il n’a jamais douté de ses capacités à faire sa marque au plus haut niveau professionnel après la LNH, Jérémie a dû traverser une période d’ajustements.

« La vitesse d’exécution est supérieure comparativement au junior. Tout se passe plus vite. Tu affrontes des joueurs plus âgés, plus matures », a constaté l’arrière-garde de 6’ 1’’ (185 cm) et 190 livres (86 kg). « Je me suis adapté et je crois avoir apporté une contribution aux succès de Wranglers », affirme celui qui a aidé son club à passer en finale de division des séries contre les Firebirds de Coachella Valley, club école du Kraken de Seattle.

Les Wranglers ont ultimement perdu de façon dramatique au pointage de 6-5 dans le décisif 7e match mais Jérémie en gardera tout de même de bons souvenirs. « L’aspect le plus satisfaisant de ma première saison chez les pros, c’est d’avoir fait partie d’une culture gagnante. C’est plus facile de se développer. Ça m’a aidé à performer encore mieux que ce que je prévoyais à mon arrivée dans la Ligue Américaine », se réjouit Jérémie Poirier.

Un été sans patiner

Il y a eu tout de même un bémol à cette saison fructueuse pour le joueur qui avait obtenu le statut de talent exceptionnel à l’âge de 14 ans pour accéder à la Ligue M18 AAA du Québec avec les Grenadiers de Châteauguay. Lors de ses derniers matchs en séries, Jérémie a senti des malaises à un genou, ce qui l’a amené à une consultation médicale au lendemain de la fin de la campagne.

« J’ai pu patiner sans difficulté mais quand je me suis assis dans le vestiaire après la dernière partie, j’ai vu que quelque chose n’allait pas », se rappelle Jérémie Poirier. Des examens ont révélé que le ménisque d’un genou était touché et une intervention médicale a été nécessaire, plaçant le Campivallensien en réhabilitation pour 12 à 15 semaines.

« C’était simplement de l’usure, quelque chose que j’avais depuis mes années au hockey mineur. C’est la première fois depuis toujours que je ne peux patiner tout l’été. Mes efforts ont été concentrés sur la physio et l’entraînement en gymnase. Je commence à courir », devait-il signifier, en entrevue accordée récemment à La Voix Régionale.

S’entraînant à l’aréna Salaberry sous les directives de Marc Lauzon, initiateur de l’Académie du même nom, Jérémie avait comme objectif de pouvoir chausser les patins avant son arrivée au camp des Flames de Calgary, dont le début est prévu le 13 septembre. Ayant rencontré cet été le nouveau directeur général de l’organisation, Craig Conroy, Poirier ne se crée pas d’expectatives pour la prochaine campagne. « Je suis confiant d’être en pleine santé et de poursuivre mon développement » devait-il souhaiter.

Denis Bourbonnais

Journaliste

Laisser un commentaire