Nathalie Tanguay est coach en développement organisationnel et en psychologie positive dans le domaine agricole depuis une dizaine d’années. Elle a pris quelques minutes de son temps pour démystifier un peu son parcours, son métier et la clientèle visée par celui-ci.

Crédit photo : Nathalie Tanguay

Mme Tanguay est une agronome de formation issue de l’Université Laval à Québec. Vivant sur une ferme laitière durant toute sa jeunesse, le monde de l’agriculture la passionne. Après plus de 20 ans comme agronome spécialisée en pomiculture, elle décide de faire un changement de carrière.

« Après 20 ans de métier, je me suis demandé si je voulais continuer mon travail d’agronome jusqu’à ma retraite, explique-t-elle. La réponse a été non, donc je suis retournée sur les bancs d’école pour me concentrer sur ce qui me passionnait le plus dans mon ancien travail ; le côté humain. »

Nathalie Tanguay a donc suivi à temps partiel une maîtrise en développement organisationnel en plus d’une formation en coaching de psychologie positive. Ces deux formations professionnelles lui ont permis de développer des compétences en gestion de conflit, en relation humaine et sur le bonheur dans la vie personnelle ainsi qu’au travail.

« Tout ce que j’ai appris à mon retour à l’école je voulais le mettre au profit du monde agricole, mentionne l’agronome de formation. C’est un milieu que je côtoie depuis toujours et ça me permet de faire une différence. »

 

Les dessous du métier

Selon Mme Tanguay, son travail est divisé en deux grands thèmes. Soit l’harmonie au sein de l’entreprise, l’amélioration de la communication et des interactions entre les employés.

Afin de bien faire son travail et que l’entreprise puisse profiter de son expertise, Nathalie Tanguay crée des objectifs à atteindre.

« Je ne fonctionne pas de manière directive, lance-t-elle. Je crée des objectifs qui sont réalisables pour cette entreprise-là précisément. Mon but est de les accompagner et les aider à mettre en pratique des techniques de communication et de gestion efficace. »

La communication est un élément central dans l’enseignement de la coach en développement organisationnel. Elle souligne que les gens ont de la difficulté à exprimer de manière claire ce qu’ils attendent des autres et comment ils se sentent face à cette situation.

« On ne nous apprend pas à l’école comment communiquer efficacement et de manière humaine, affirme Mme Tanguay. Quand on communique de la bonne manière, on s’en tient aux faits et ce qu’on ressent face à cette situation. La plupart du temps ce sont des lacunes au niveau communicationnel qui font dérailler l’entreprise. »

 

Une clientèle diversifiée

La clientèle de Nathalie Tanguay ne vient pas seulement du secteur agricole. Son expertise en relation humaine et en communication s’adapte très bien dans d’autres milieux comme celui de la santé.

« Je crois que 75 % de mon chiffre d’affaires vient de l’agricole, dit-elle. Le 25 % restant est majoritairement de l’aide au secteur de la santé du Québec. Je côtoie des infirmières, des préposés et des gestionnaires dans le but de rendre leur milieu de travail plus efficace et humain. »

Chez les agriculteurs, Mme Tanguay touche à tout. Elle fait souvent du démarrage d’entreprise agricole ainsi que des transferts de pouvoir entre les cédants et la relève. Elle explique qu’une passation de pouvoir sur une ferme peut causer une multitude de frictions.

« Les cédants et la relève peuvent avoir des fictions assez intenses entre eux s’ils ne se parlent pas de ce qu’ils ressentent réellement, souligne-t-elle. Le transfert est un processus délicat et il faut s’en tenir aux faits ainsi qu’à ses émotions. »

 

Pandémie

La pandémie de Covid-19 a changé la façon de travailler de Mme Tanguay. Elle fait maintenant plus d’appels téléphoniques de consultations et des appels vidéo quand cela est nécessaire.

Si le défi nécessite plus d’interactions, elle se déplace sur le terrain en respectant les règles sanitaires.

« Les environnements agricoles sont très fragiles, s’exclame Nathalie Tanguay. Les agriculteurs sont très souvent seuls à travailler et ils n’ont pas de relève immédiate pour faire les tâches quotidiennes s’ils sont malades. Je m’efforce de ne pas nuire à mes clients en respectant les consignes de la santé publique. »

 

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