La sécurité, une priorité à Terrasse-Vaudreuil

Le 27 avril, les usagers de la gare de Pincourt-Terrasse-Vaudreuil ont été accueillis par plusieurs intervenants d’Opération Gareautrain, un organisme de sensibilisation en matière de sécurité ferroviaire. 

Sur place dès 7 h, des représentants de Canadian Pacifique, du Canadian National, des inspecteurs de l’Agence métropolitaine de transport (AMT)ainsi que des agents de la SQ se sont réunis au passage à niveau de Terrasse-Vaudreuil afin de remettre aux usagers du transport en commun un dépliant sur la sécurité ferroviaire. La journée s’est déroulée dans le cadre de la semaine de la sécurité ferroviaire.

Après l’heure de pointe à la gare, les intervenants se sont rendus au centre communautaire, où les élèves de l’école José Maria les ont joints pour assister à une présentation de sensibilisation sur la sécurité ferroviaire. À la fois ludique et éducative, cette rencontre a permis aux jeunes d’apprendre les pratiques sécuritaires sur les passages à niveau et leur donner les outils pour transmettre l’information à leurs parents.

 

Prévention

L’opération, une initiative du conseiller de Terrasse-Vaudreuil Jean-Pierre Brazeau, a lieu depuis une dizaine d’années afin de poursuivre la mission de l’organisme, qui est de prévenir les collisions entre les trains et les véhicules motorisés. Opération Gareautrain travaille également à prévenir les incidents dus à l’intrusion, qui mènent à de graves blessures ou même la mort.

D’ailleurs, durant leur matinée de sensibilisation, les intervenants ont vu cinq infractions, soit cinq personnes traverser le chemin de fer, alors que les barrières étaient abaissées. « Une femme a traversé, malgré la présence des policiers », déplore Stéphane Labrie, attaché politique de la députée de Vaudreuil Marie-Claude Nichols, présent pour l’opération.

« On a déjà vu une autre ville installer des clôtures pour empêcher le passage des piétons qui empruntent un raccourci », raconte un policier du CN, constable André LeBreux. Mais ceux-ci s’entêtent et vont jusqu’à couper la clôture. Ils sont prêts à tout pour sauver quelques pas. La Ville a donc dû construire un passage pour piétons et cyclistes. Le militant pour la sécurité ferroviaire n’est donc pas surpris de voir un chemin tapé en bordure des chemins de fer de Terrasse-Vaudreuil.

Statistiques

Depuis le début de l’année, six accidents, dont un qui aura coûté la vie, sont survenus sur les passages à niveau au Québec. Au pays, le nombre d’accidents passe à 37, dont trois causant la mort et six des blessures graves. Derrière les statistiques se cachent de vraies personnes; celles qui sont décédées ou blessées dans ces collisions ou les employés de chemins de fer qui sont marqués pour la vie ou pire encore par les incidents dont ils témoignent.

Afin de réduire les statistiques à zéro, l’organisme a créé le site internet monengagementsecurite.com qui demande au public de prendre un engagement sécurité, et surtout, de passer le mot.

Quelques conseils

Trop souvent, les gens perçoivent mal la vitesse du train. À cause de leur taille imposante, les trains semblent plus éloignés qu’ils ne le sont réellement et semblent rouler plus lentement. Aussi, les wagons à l’arrêt peuvent se mettre à rouler à tout moment. Si un piéton se trouve sur un wagon ou près d’un wagon au moment où il avance, il risque de perdre un membre ou pire, d’être tué. De plus, les trains peuvent transporter des chargements qui sont plus larges que les wagons eux-mêmes. Ils peuvent comporter des chaînes, des sangles et autres objets qui peuvent dépasser des wagons. Si un piéton se trouve trop près, ces objets risquent de le blesser.

Mesure supplémentaire

Afin d’assurer une conscientisation de la part des usagers du train, voilà que la gare Pincourt-Terrasse-Vaudreuil s’est dotée de marquage d’avertissement. « Aujourd’hui, avec les téléphones intelligents, tout le monde a la tête baissée », fait remarquer le constable André LeBreux. L’idée de cet affichage au sol vise donc à éveiller les gens, les sortir de leur bulle et leur faire réaliser du danger qui les guette.

« C’est une première en Montérégie, et on espère que ça fasse des petits », ajoute-t-il. Si ces cinq panneaux peints peuvent sauver une seule vie, le faible coût en temps et en argent qu’ils représentent en aura valu la peine, selon le conseiller Jean-Pierre Brazeau.

À propos de l'auteur

Myriam Delisle

Journaliste

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