Viva média a passé une soirée avec la Sûreté

(Photo: Steve Sauvé)

Le vendredi 7 septembre, Viva média a eu le privilège de patrouiller avec une équipe de la Sûreté du Québec (SQ) qui est affectée au poste de Vaudreuil-Dorion. C’est en compagnie du chef d’équipe Marc-André Leblanc, de l’agente Catherine Bourgoin et de la responsable aux communications avec les médias pour la SQ, Ingrid Asselin, que nous avons pris la route.

Habitué aux échéanciers serrés, l’auteur de ces lignes était bien loin de se douter que le travail des policiers est aussi demandant et qu’il exige une certaine rapidité d’exécution. Pour eux, le « deadline » est très loin d’être une fois par semaine.

Dès que le camion de la SQ dans lequel nous prenons place quitte le poste, qui est situé sur le boul  Harwood à Vaudreuil-Dorion, un premier appel est entré. Il est question d’une collision survenue sur le boul  de la Cité-des-Jeunes. « C’est important d’agir, mais il n’y a pas de blessé. L’utilisation des gyrophares et de la sirène n’est pas nécessaire », indique le chef Leblanc. Alors que nous étions en direction, d’autres appels sont rentrés sur les ondes. Les autres équipes sur le territoire s’en sont occupées. Il n’y a pas de doutes, les agents en ont plein les bras. « Chaque équipe répond environ à une dizaine d’appels par quart de travail, informe l’agente Bourgoin . Il est difficile de compiler le nombre d’appels que nous recevons chaque jour à Vaudreuil-Dorion puisqu’ils sont comptés pour l’ensemble de la Montérégie. »

Les remorqueurs venaient à peine de quitter avec les véhicules accidentés qu’un appel pour un vol d’essence survenu à Pincourt entre par le système de télécommunication. Rapidement, les policiers demandent les informations concernant  la situation. Comme la carte de guichet de l’individu ne fonctionnait pas,  il aurait indiqué au commis qu’il allait à sa voiture afin de récupérer de l’argent pour payer sa facture. Toutefois, le conducteur a profité de l’occasion pour prendre la fuite. En quelques minutes, les agents obtiennent l’identité de l’individu et une simple recherche dans le système informatique permet d’obtenir l’adresse et le numéro de téléphone du fautif.

Le chef d’équipe Marc-André Leblanc essaie de rester souriant même si la soirée a été des plus occupée. (Photo Steve Sauvé)

« Nous allons à la station-service afin de prendre la déclaration de l’employé, mentionne l’agente Bourgoin . Également, il est important de souligner que le commerçant doit porter plainte. C’est lui qui subit la perte. »

La situation peut paraitre banale, mais près de 40 minutes sont requises pour prendre la déclaration du travailleur.

Beaucoup de paperasse

La rédaction des rapports de la soirée n’est pas à prendre à la légère. C’est un aspect important du travail des policiers. À chaque quart de travail, c’est une portion importante du travail des patrouilleurs. « Dès que nous faisons quelque chose, nous devons remplir un rapport, souligne Marc-André Leblanc. C’est une partie prenante de notre travail. Ça fait 13 ans que je suis policier et les choses ont beaucoup changé . Avant, il n’y avait pas autant de paperasse. »

Rien n’est laissé au hasard par les policiers. Alors qu’ils désirent faire leurs rapports, le chef d’équipe décide de stationner le camion sur le boul  Don Quichotte à l’Ïle-Perrot. « De cette façon, les usagers de la route nous voient très bien, ajoute Marc-André Leblanc. Soyons francs, les gens roulent moins rapidement lorsqu’ils voient une voiture de patrouille sur le bord de la rue. »

Conduite avec les capacités affaiblies

Les policiers disposent d’un pouvoir discrétionnaire. Lorsqu’ils interceptent un automobiliste en faute, c’est l’agent ou l’équipe qui décide si une contravention sera donnée. Cependant, lorsqu’il est question d’une conduite avec les facultés affaiblies, on parle d’un acte criminel. À ce moment, des procédures sont mises en place et les policiers les appliquent à la lettre.

La vigilance d’un citoyen a permis à Viva média de vivre de l’intérieur un appel pour conduite avec les facultés affaiblies. Dès la réception du message par la centrale d’appels, le chef d’équipe se met en direction. Puisque plusieurs kilomètres séparent les policiers de l’endroit où se trouve le conducteur, Marc-André Leblanc active les gyrophares ainsi que la sirène. Fait étonnant, à chaque intersection, le policier réduit considérablement sa vitesse. « Nous devons faire attention, mentionne M. Leblanc. La dernière chose que nous voulons c’est d’avoir une collision en répondant à un appel. Nous devons assurer la sécurité des autres usagers de la route et la nôtre également. »

Puisque le citoyen qui a appelé les policiers afin de rapporter la situation a gardé un contact visuel avec le suspect, les policiers sont parvenus à l’intercepter. Cependant, à la suite des vérifications de routine, la thèse de la conduite avec les facultés affaiblies a été écartée. Il était question d’une condition médicale. Les agents se sont assurés de l’état de l’homme arrêté et l’intervention de près de 90 minutes s’est avérée une leçon de vie pour l’homme, les agents et même le journaliste.

L’agente Catherine Bourgoin lors de la rédaction de rapports. (Photo: Steve Sauvé).

Des appels plus difficiles que d’autres

Derrière l’uniforme de police, on retrouve des humains. Parfois, ce sont des pères et des mères qui doivent composer avec des appels qui font remonter leurs sentiments . La sergente Ingrid Asselin avoue que  lorsqu’elle intervint auprès de gens vulnérables, cela peut l’affecter. « Lors d’une collision, il peut arriver qu’un enfant  voie son père ou sa mère être transporté par ambulance, ce n’est pas facile. On voit souvent des enfants pleurer. Ça fait remonter nos sentiments. Mais, il y a aussi des fois où l’on reçoit des remerciements à la suite d’une intervention. Ça fait du bien. C’est le retour du balancier. »

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