Une marche pour démystifier l’autisme

Marie-Christine Blanc, Claudine Bourdages, Laurianne Beauchamp et Chloé Le Bourdais comptent beaucoup sur la marche pour sensibiliser le public. Photo Stéphane Fortier

Le 4 avril prochain, un comité, formé d’enseignants de l’école primaire de La Perdriolle à l’Île-Perrot, organise une marche de sensibilisation à l’autisme, histoire de démystifier cette maladie méconnue par le public en général.

La marche veut, bien sûr, souligner la journée internationale de l’autisme (2 avril), mais elle veut surtout sensibiliser la population aux caractéristiques des élèves. Car, il faut d’abord savoir que, depuis 2009, l’école La Perdriolle compte trois classes d’adaptation scolaire dont la majorité des élèves sont atteints d’un TSA (Trouble du spectre de l’autisme).

Au total, 22 élèves sont diagnostiqués TSA. « Mais les gens doivent savoir qu’il y a autant de formes d’autisme qu’il y a d’autistes, révèle Laurianne Beauchamp, enseignante spécialisée en adaptation scolaire pour des enfants aux prises avec le TSA au préscolaire. Le degré de difficultés est différent selon les élèves et il faut s’adapter à chacun d’eux, de dire celle qui en est à une première année avec ce type de clientèle qui n’est pas facile de premier abord. « Dans mon cas, cela a été un véritable coup de cœur. J’aime beaucoup ces enfants.  Ce que j’apprécie, c’est que nous ne sommes pas seules dans les classes, nous sommes trois en tout temps », explique Laurianne. En effet, en plus de l’enseignante, on compte une technicienne en éducation spécialisée et une préposée.

Pour Marie-Christine Blanc, également enseignante en adaptation scolaire, la mission première est de faire en sorte de développer l’autonomie de base fonctionnelle chez les enfants, mais aussi de socialiser avec les pairs et les adultes. « Ce qui est important, c’est qu’ils soient autonomes, qu’ils soient capables de faire des choses de la vie quotidienne et la socialisation, ça commence à l’école », explique Marie-Christine.  La plupart, au sortir du primaire, sauront lire, écrire et compter.  « Et on s’attarde plus sur les succès des enfants que sur les choses négatives », fait remarquer l’enseignante.

Dans un monde idéal, les classes en adaptation scolaire seraient moins chargées. Au lieu d’avoir huit ou neuf élèves, les enseignantes aimeraient mieux en avoir plutôt six. « Un ou deux élèves en moins, cela paraît peu, mais cela ferait une grande différence. Déjà, lorsqu’un élève s’absente, cela se sent », nous dit Marie-Christine Blanc. Les enseignantes comprennent que tout est question de budget. Il faut faire avec ce que l’on a.

Des locaux mieux adaptés, de meilleurs aménagements au niveau de l’espace, et combler les besoins des élèves TSA ayant des problèmes au niveau sensoriels ou moteurs comptent parmi les défis à relever au cours des prochaines années.   La marche se déroulera dès 13 h dans le quartier situé juste devant l’école de la Perdriolle.

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