Un Repas de la faim rempli de générosité pour les réfugiés

Jean-François Légaré, Mgr Noël Simard, Martine Hébert, Basma et Nedal, Anne Coulter et Alice Morrisson, se sont assemblés pour immortaliser le Repas pour la faim. Photo Stéphane Fortier

Le Repas de la faim, qui se déroulait à la paroisse Très-Sainte-Trinité de Vaudreuil-Dorion le 14 février, a montré, encore une fois, combien les gens pouvaient être sensibles au destin des familles syriennes.

De fait, ce repas, organisé par les paroisses St-Michel, Notre-Dame-de-Lorette, Ste-Jeanne-de-Chantal et St-Patrick, avait pour objectif de recueillir des fonds pour les familles syriennes parrainées par un comité formé de membres de ces quatre paroisses.

Une famille est déjà installée à Saint-Lazare. « Nous en attendons deux autres qui doivent arriver en terre québécoise incessamment. Le 8 mars, elles doivent passer une entrevue  médicale à Beyrouth au Liban. Si l’on se fie à la première famille, arrivée deux semaines après l’entrevue, leur venue ne devrait donc pas tarder », révèle Jean-François Légaré, membre du comité de parrainage.

Intégration

Il faut en profiter, ici, pour expliquer que le parrainage consiste à encadrer ces familles afin de s’assurer qu’elles puissent s’intégrer dans leur nouveau milieu. Nedal et Basma, qui comprennent relativement bien l’anglais, sont inscrits en francisation à temps plein et les enfants, John et Carla sont à l’école. Tous sont déjà considérés comme résidents permanents.

Le  processus d’un parrainage privé par un organisme caritatif est toujours long. Dans le cas du comité de Vaudreuil-Dorion-Île-Perrot, les démarches ont débuté en novembre 2015, mais l’arrivée des familles était, à l’origine, estimée à l’hiver ou au printemps 2017. Les différents documents ont été remplis et acheminés. Les étapes consistaient en l’étude du dossier par le gouvernement du Québec pour le certificat de sélection, l’évaluation du dossier par le gouvernement du Canada et le traitement de la demande par le bureau des visas. Le processus ne s’achevait pas là, les réfugiés devaient également passer des examens médicaux et de sécurité.

Quelques jours avant le Repas pour la faim,  il y avait eu la soirée dansante à Pincourt sous la présidence d’honneur du maire Yvan Cardinal. « La fête du 10 février s’est avérée un grand succès avec la participation de plus de 150 personnes. De plus, le député de Vaudreuil-Soulanges nous a remis une somme de 400 $ », relate Martine Hébert également membre du comité. Les sommes recueillies lors de cette soirée n’étaient pas encore comptabilisées, au moment d’écrire ces lignes.

Belle solidarité

Pour Mgr Noël Simard, évêque du diocèse de Valleyfield, il ne fait aucun doute que les citoyens font preuve d’un grand élan de générosité. « C’est la démonstration d’une belle solidarité envers ces familles qui doivent fuir leur pays. C’est un bel exemple d’accueil et de partage pour ces gens blessés par la guerre, placé en situation de détresse », croit Mgr Simard. Ce dernier est fier de voir des paroisses du diocèse s’unir pour aider son prochain de la sorte. « En cela, elles suivent les souhaits du pape François 1er qui avait demandé d’accueillir les réfugiés syriens. Il a d’ailleurs lui-même donné l’exemple en accueillant des familles », de rappeler le sympathique prélat.

Le fait que l’on consacre le Repas de la faim à des réfugiés la veille du carême est symbolique. « Entrer dans le carême, c’est se mettre en route pour faire de la place au Seigneur et aux autres », mentionne-t-il.  Il va de soi qu’il encourage toutes les paroisses de faire de même et il sera toujours prêt à encourager toute initiative en ce sens.

En passant, le menu de ce repas du midi était composé de soupes et de miches de pain. C’est le Repas de la faim, ne l’oublions pas.

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