Un message texte pourrait avoir causé la mort

Guillaume Laniel saura le 7 décembre prochain s’il est coupable de négligence criminelle. (Photo Facebook)

Accusé de négligence criminelle ayant causé la mort de son amie de cœur, Guillaume Laniel, a vu son avocat, le mardi 30 octobre au palais de justice de Valleyfield, affirmer au juge Joey Dubois, qu’il ne devait pas être reconnu coupable malgré le fait qu’il aurait avoué aux policiers qu’il textait au volant.

Le 17 décembre 2015, à Les Cèdres, Guillaume Laniel a heurté de plein fouet un camion semi-remorque qui était rangé sur l’accotement de droite sur le boul de la Cité-des-Jeunes. Lors de la collision, il n’a subi que des blessures mineures alors que la victime, Jo-Anny Lauzon, est décédée sur le coup.

La preuve révèle que le téléphone cellulaire de l’accusé a été utilisé pour envoyer quatre messages texte juste avant que la tragédie ne se produise. Cependant, l’avocat de Guillaume Laniel, Me Jordan Trevick insiste sur le fait que la preuve ne démontre pas que c’est lui qui utilisait le téléphone au moment où les messages ont été envoyés.

« J’ai mentionné au juge que la seule personne qui pouvait nous éclairer est décédée lors de l’accident», indique la procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales Me Lili Prévost-Gravel.

« La déclaration que l’accusé a faite aux policiers a aussi été déposée en preuve, fait savoir Me Prévost-Gravel. Il prétend que sa copine avait échappé quelque chose et qu’elle le cherchait avec la lumière de son cellulaire. C’est illogique de dire qu’elle avait aussi le cellulaire de l’accusé dans ses mains pour texter. »

Conduite avec les capacités affaiblies

Dans sa déclaration, Guillaume Laniel explique qu’il a consommé une douzaine de doses de résine de cannabis le jour de la tragédie. D’ailleurs, il admet avoir consommé quelques heures avant l’accident. Le résultat d’un prélèvement sanguin effectué quelques heures après la collision confirme que taux de THC par millilitre de sang de l’accusé était de 9,2 nanogrammes. Depuis le 17 octobre dernier, le taux maximum permis par la loi fédérale est de 5 nanogrammes, même si au Québec c’est la tolérance 0 qui s’applique.

Me Prévost-Gravel souligne qu’une experte qui a témoigné atteste que les effets du cannabis sont immédiats et que l’effet de la consommation est de deux à quatre heures. « L’experte en toxicologie a dit qu’un conducteur ayant consommé n’est pas en mesure de conduire un véhicule sécuritairement, précise la procureure. Que le cannabis entraîne une perte de concentration, de la confusion et une perte de motricité. Que les effets sont de deux à quatre heures. »

Pour sa part, l’avocat de Guillaume Laniel a indiqué au juge que rien dans la preuve n’indique que son client ressentait toujours les effets de sa consommation lors de l’accident.

À l’époque, deux chefs d’accusation ont été déposés contre Guillaume Laniel. Négligence criminelle ayant causé la mort et conduite avec les facultés affaiblies ayant causé la mort puisqu’il avait consommé de la résine de cannabis. Toutefois, le deuxième chef a été retiré.

Le juge Joey Dubois fera connaitre sa décision le 7 décembre prochain.

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