Un délinquant sexuel demande au juge de le retirer du registre

Le délinquant sexuel Jean Monette a tenté de convaincre le juge que son inscription au Registre des délinquants sexuels lui causait trop d’anxiété. (Photo Steve Sauvé)

Le délinquant sexuel Jean Monette a tenté, le mercredi 21 novembre au palais de justice de Valleyfield, de convaincre le juge Joey Dubois que son inscription au Registre des délinquants sexuels n’était plus nécessaire. Toutefois, le juge n’a pas tenu le même discours.

Présent en salle 1 afin d’assister à la requête présentée par Me Jean-François Benoit, l’homme de Très-Saint-Rédempteur a profité de l’occasion pour indiquer au juge que la visite annuelle des policiers à son lieu de résidence, lui causait beaucoup d’anxiété.

« J’ai été condamné en 2007, dit-il. Depuis ce temps, j’ai fait deux dépressions, un infarctus et je fais de l’anxiété. Chaque année, je dois aller au poste de police et les policiers viennent chez moi pour confirmer mon adresse. »

L’homme qui a été reconnu coupable de trois agressions sexuelles prétend que les visites des agents suscitent beaucoup de questionnements. « J’ai de nouveaux propriétaires, mentionne l’homme de 64 ans. Ils ne connaissent rien de mon histoire. J’ai bien peur qu’ils mettent fin à mon bail si jamais les policiers viennent chez nous. »

Me Benoit s’est fait insistant sur la bonne conduite du délinquant sexuel depuis sa période de détention en 2007. « Il s’est conformé à toutes les directives du tribunal. La situation lui cause de l’anxiété et les risques qu’il soit expulsé de son logement sont réels. »

Devant la situation, le juge Joey Dubois expose qu’il est question de spéculation. « Estimez-vous chanceux, informe le juge à l’endroit de l’accusé. Le Registre des délinquants sexuels est privé. Seuls les policiers y ont accès. Dans certains pays, c’est de nature publique. La population peut aussi le consulter. »

Pour ce qui est des risques d’expulsion de son logement, le juge Dubois fait savoir que si tel est le cas, que Jean Monette aura alors des droits à faire valoir. « Les visites des policiers à votre domicile sont ce qui vous irrite. Je vous suggère donc de tenter de fixer des rendez-vous avec les agents. Vous devriez-vous estimez chanceux qu’en 2007 la loi stipulait que l’inscription au Registre des délinquants sexuels était de 20 ans. Aujourd’hui dans votre contexte, ça serait à perpétuité. »

Le juge Dubois a par conséquent rejeté la requête présentée.

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