Un combat perdu d’avance à L’Ile-Perrot

Les citoyens qui voudraient protéger le dernier boisé de L’Ïle-Perrot s’engagent dans un combat perdu d’avance. Photo Guillaume de Chantal

Les tenants de la protection du boisé situé derrière Lilo dans la zone H-56 à L’Île-Perrot se battront probablement en vain.

Rappelons d’abord que le 28 mai prochain, des résidents de L’Île-Perrot ont l’intention de manifester, lors d’une soirée de consultation à l’hôtel de ville, leur désaccord sur un projet domiciliaire qui sera situé dans le dernier boisé existant sur le territoire.

Ce que certains citoyens se demandent, c’est si le Ministère de l’Environnement a accordé un certificat d’autorisation pour ce projet. « Non, aucun certificat d’autorisation n’a été délivré en vertu de l’article 22 de la Loi sur la qualité de l’environnement. Dans ce cas-ci, il s’agit d’un terrain commercial où aucun milieu humide ou hydrique n’est présent, aucune autorisation ne serait donc nécessaire », de préciser Daniel Messier, du ministère.

Boisé Rousseau

À Pincourt, des citoyens se également insurgés à propos de la destruction du boisé Rousseau, car dans ce cas-ci, il a fallu que le gouvernement délivre ce certificat. « Il appartient au demandeur de réaliser les caractérisations fauniques et floristiques du site visé par son projet. Cette caractérisation doit être produite par un professionnel au sens de l’article 1 du Code des professions ou un titulaire d’un diplôme universitaire en biologie, en sciences de l’environnement  ou en écologie du paysage, mentionne Daniel Messier. Le Ministère de l’Environnement s’assure que les travaux d’inventaire et la caractérisation des milieux humides respectent la méthodologie et l’effort d’inventaire exigible en vertu du guide d’Identification et de délimitation des milieux humides du Québec méridional. De plus, il valide à partir de ces outils géomatiques la concordance des informations soumises avec les éléments d’information qu’il possède (par exemple : carte écoforestière, cartographie des milieux humides détaillés, photographies aériennes, Lidar, base de données du Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec, etc.) », explique Daniel Messier. Dans ce cas-ci, selon lui, tout était conforme.  « Au besoin, le ministère réalise une contre-expertise sur le terrain », ajoute Daniel Messier. Ce qui n’est pas le cas du boisé Rousseau.

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2 commentaires

  1. Steve Fossey

    S’il faut absolument développer le terrain… insistons au moins pour des maisons unifamiliales avec des espaces vertes.

    Éliminons les banlieues! crient les gens qui habitent les villes… Mais voyons donc, on habite une ile, n’a-t-on jamais remarqué? Si on vit à l’extérieur il faut bien rentrer à la ville pour travailler, dans la majorité des cas…

    Les ponts sont déjà surchargés et on parle de réduire la capacité des autoroutes… « Oui, mais qu’on prend le train! » Sérieusement? « Qu’ils mangent de la brioche », aussi, pourquoi pas?

    La réalité c’est qu’on n’avance pas dans la vie en soumettant aux cédules ferroviaires… La plupart des gens ambitieux (lire : qui font avancer la civilisation) vont au travail en auto. En particulier s’ils travaillent autre que dans le centre-ville. Et pour rentrer dans l’ile, on emprunt un pont…

    Densifier les banlieues est une expérimentation sociale qui n’a que quelques décennies d’idées… pour l’instant, l’ile Perrot est une oasis de paix où il est déjà difficile de sortir le matin. Si on densifie d’avantage, sans ajouter de l’infrastructure, on risque de diminuer la qualité de vie des résidents et en même temps, en rendra plus difficile l’engagement du personnel aux entreprise du centre-ville.

    S’il faut absolument développer le terrain… insistons au moins pour des maisons unifamiliales avec des espaces vertes.

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