Sainte-Anne-de-Bellevue souhaite participer activement au dossier de l’autoroute 20

Dans une semaine, le projet pilote visant la fermeture d’une bretelle d’accès à l’autoroute 20 Ouest à l’heure de pointe à Sainte-Anne-de-Bellevue entrera en vigueur. À l’approche de la mise en place de cette entrave, la mairesse de Sainte-Anne-de-Bellevue se désole de propos tenus par la députée sortante de Vaudreuil, Marie-Claude Nichols.

En effet, dans un récent article publié par un média anglophone de la région, la députée sortante Marie-Claude Nichols a laissé entendre que le fait de travailler seule n’était pas la solution, et que la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue devrait travailler avec elle et les maires de l’île Perrot et de Vaudreuil-Dorion dans le dossier de l’autoroute 20.

She should work with us and the other mayors from Île-Perrot and Vaudreuil-Dorion. Working alone is not the solution. We have to change seven kilometers from an urban boulevard into a highway”, lit-on dans l’article du média anglophone.

Réaction de Paola Hawa

Or, la mairesse de Sainte-Anne-de-Bellevue a pris connaissance de ces commentaires avec étonnement.

« Nous travaillons sur le projet depuis le mois de mars. Nous avons contacté les maires de L’Île-Perrot, de Pincourt, de Vaudreuil-Dorion et même de Saint-Lazare pour discuter de nos enjeux et pour les inviter à se joindre à nous lors de notre rencontre avec le MTQ. Ce printemps, nous avons eu d’autres discussions avec la MRC de Vaudreuil-Soulanges. Dire que nous avons travaillé seuls dans ce dossier est complètement faux. Nous avons agi de manière responsable et c’est injuste que de tels propos soient exprimés », expose d’emblée la mairesse.

La mairesse Paola Hawa réitère l’intérêt de la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue à participer à la mise en place de solutions dans le cadre de ce problème de mobilité régional. « Nous voulons travailler avec les acteurs impliqués. Mais lorsque Marie-Claude Nichols et Lucie Charlebois ont annoncé la création d’une Table d’échanges sur la mobilité dans le corridor de l’autoroute 20 au mois de mai, la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue n’a pas été invitée », indique la mairesse, ajoutant que la création de la Table d’échanges coïncide avec le moment où la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue a envoyé des lettres aux Villes annonçant l’entrée en vigueur prochaine de la mesure.

Du côté de Marie-Claude Nichols

De son côté, la députée sortante Marie-Claude Nichols tient à nuancer le propos rapporté.
« Je suis une fille d’équipe et je crois simplement que tous les partis concernés doivent travailler de concert dans le dossier de l’autoroute 20. Je ne vise personne en particulier, il faut tous travailler ensemble au même objectif », précise-telle.

Marie-Claude Nichols dit tout de même avoir été étonnée lorsqu’elle a appris la mise en vigueur de la mesure. « J’ai été surprise et les maires l’ont été aussi. Si ça peut permettre un désengorgement, tant mieux. J’imagine que la décision n’a pas été prise à la légère, et que la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue s’ajustera selon les impacts observés », dit-elle, parlant tout de même d’une décision préjudiciable pour les résidents de L’Île Claude.

La députée sortante indique que la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue sera sans aucun doute invitée à participer à la Table d’échanges plus tard dans le processus de concertation. « La population de Sainte-Anne-de-Bellevue n’est pas autant concerné par le tronçon visé par la Table d’échanges que la population des villes de Vaudreuil-Soulanges qui y siègent. Ce n’est pas les mêmes enjeux », dit-elle.

Les maires soutiennent Sainte-Anne-de-Bellevue

Du côté de Vaudreuil-Soulanges, les maires touchés par la problématique de l’autoroute 20 soutiennent la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue dans sa décision.

« Cette solution à court terme devait être mise en place pour assurer la sécurité des citoyens de Sainte-Anne-de-Bellevue. Nous continuerons de travailler pour trouver une solution à long terme en collaboration avec les autres villes. Pour nous, de l’île Perrot, la solution passe par le parachèvement en autoroute du boulevard urbain qu’est la 20 », a exprimé le maire de L’Île-Perrot, Pierre Séguin.

« Je respecte la décision de la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue. Ils se doivent de gérer leurs problèmes locaux. La mesure est appliquée à une partie restreinte du réseau. Nous espérons qu’elle sensibilisera le MTQ à notre problématique sur l’île Perrot également », a partagé Yvan Cardinal, maire de Pincourt

« Nous comprenons extrêmement bien le problème de la Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue. L’administration municipale mise sur la sécurité de ses citoyens; elle n’a pas le choix. Elle est arrivée avec une mesure réfléchie sur laquelle l’administration a travaillé depuis plusieurs mois. Tant que l’autoroute 20 ne sera pas faite, il faudra vivre avec des conséquences de ce genre », a partagé Guy Pilon, confirmant qu’il a récemment rencontré la mairesse pour discuter des enjeux de fluidité de la circulation.

 

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Directrice de l'information

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