Rigaud interdit la tenue du Marché champêtre

La Ville de Rigaud verra-t-elle renaître un nouveau Marché champêtre? Pas sur le site proposé actuellement, en tous cas. Photothèque

Le Marché champêtre de Rigaud, qui devait s’ouvrir le 8 juin, ne pourra finalement pas se tenir en 2018.

Cela implique que les 25 exposants qui devaient y mettre en valeur et vendre leurs produits au public se retrouvent aujourd’hui le bec à l’eau. Le marché devait se tenir au 430, chemin de la Grande-Ligne.

À l’origine, tout semblait convenir à la Ville. « Le marché était bien situé, l’endroit convenait à la Ville, car, notamment, c’était assez éloigné du village », mentionne Benoît Benssoussen, le promoteur du Marché champêtre de Rigaud. Il soutient même que le maire Hans Gruenwald a tenté de l’aider dans ce dossier. Benoît Benssoussen est extrêmement déçu, il va sans dire,  de la tournure des événements. « J’ai investi pas moins de 3000 $ pour aménager le site. Cela aurait produit une belle visibilité pour nos producteurs, pour l’économie de Rigaud et de Vaudreuil-Soulanges en général », dit-il.  D’autant que, toujours selon lui, les producteurs exposants étaient très heureux qu’un marché champêtre renaisse à Rigaud et puisse promouvoir les produits de la région.

Benoît Benssoussen est propriétaire de l’entreprise Les Jardins de Chantal, mais la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) ne le reconnaît pas comme agriculteurs. « Dans ce dossier, la MRC a renvoyé la balle à Rigaud qui elle, l’a renvoyé dans le camp de la CPTAQ », dit-il.

Benoît Benssoussen a pensé défier la ville et tenir tout de même le marché malgré cette embûche. « On m’a menacé de me donner 1000 $ d’amende à chaque fois que je le tiendrais », de révéler le promoteur.

Zone agricole

L’explication de cette interdiction est pourtant simple aux yeux de la Ville. « À la mi-mai, nous avons expliqué à M. Benssoussen que l’endroit où il voulait tenir le Marché champêtre était en zone agricole. Or, un tel marché est considéré comme un usage commercial, donc ne peut se ternir en cette zone », justifie Marie-Andrée Gagnon, directrice des communications de la Ville de Rigaud. Cette dernière rappelle ici qu’il s’agit d’une réglementation provinciale et que les municipalités sont tenues de s’y conformer. « Si un agriculteur veut y vendre ses propres produits, là c’est légal », de poursuivre Marie-Andrée Gagnon.

La Ville de Rigaud aimerait pourtant qu’un Marché champêtre renaisse de ses cendres. « On ne ferme pas la porte, au contraire. Si M. Benssoussen propose un autre site, il n’y a aucun problème, nous sommes disposés à l’écouter », de conclure la porte-parole de la Ville de Rigaud.

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