Pour donner une autonomie aux adultes autistiques

Jo-Anie Grenon et Guylaine Gagné du PEHDAA. Photo Stéphane Fortier

Si, pour les jeunes aux prises avec des troubles du spectre de l’autisme (TSA) encore d’âge scolaire, il est possible de recevoir des services, une fois rendus à 21 ans, les parents doivent se débrouiller avec les moyens du bord afin que leurs fils ou filles accèdent à l’autonomie.

Un programme d’intégration de ces personnes est justement ce sur quoi a travaillé l’organisme Parents d’Enfants Handicapées avec Difficultés d’Adaptation ou d’Apprentissage (PEHDAA).

D’abord, il faut savoir que le PEHDAA a pour mission de soutenir parents et tuteurs de personnes ayant un handicap physique ou une déficience intellectuelle, étant atteintes d’autisme ou d’un trouble envahissant du développement (TED). En plus de favoriser la création d’un réseau de contacts entre ces parents et tuteurs, le P.E.H.D.A.A. organise des activités de loisirs et d’intégration enrichissantes et sécuritaires pour ces personnes devant composer avec un ou plusieurs de ces handicaps.

« Le plan est là, il ne nous manque que les sous pour le mettre en application, mentionne Guylaine Gagné, directrice des programmes à la PEHDAA. On voudrait développer des ateliers éducatifs pour les 21 ans et plus afin de les préparer à une vie plus autonome », énonce-t-elle. Là où le bât blesse, c’est qu’il semble que l’argent ne soit pas disponible, du moins, pour ce type d’aide.  Pourtant, en mars 2017,  le gouvernement du Québec dévoilait son Plan d’action 2017-2022 en vue d’améliorer les services offerts aux personnes atteintes du trouble du spectre de l’autisme (TSA) et leur famille. Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie et députée de Soulanges annonçait que son gouvernement consacrerait, pour soutenir ces mesures, un investissement annuel récurrent de 29 M$ ainsi qu’une somme additionnelle de 1,25 M$ qui servira à soutenir la recherche, la formation et la production d’outils d’intervention en lien avec le trouble du spectre de l’autisme. « Un membre du personnel de Lucie Charlebois nous avait indiqué que nous devions la rencontrer en juillet dernier. Nous attendons toujours cette rencontre », déplore Guylaine Gagné.

Donc, le PEHDAA veut entendre les parents, qui ont un fils ou une fille de plus de 21 ans, lesquels aimeraient gagner plus d’indépendance et ainsi, libérer les parents de cette responsabilité. « Nous les invitons communiquer avec nous en composant le 450-424-7505 ou en nous écrivant au info@pehdaa.ca. Nous voulons connaître leur situation leurs besoins. Nous sommes là pour les aider », rappelle Guylaine Gagné. Une rencontre d’information est ensuite prévue au cours des prochaines semaines.

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