Pas moins de 14 écoles sont en mauvais ou très mauvais état

Beaucoup de travaux seront à faire à l’école de Sainte-Justine de Newton. Photo Stéphane Fortier

Dans Vaudreuil-Soulanges plusieurs écoles primaires sont en piètre état, et ce, un peu partout sur le territoire.

De fait, dans la seule circonscription de Soulanges, près de 2 écoles primaires sur 3 sont dans un mauvais ou très mauvais état.  On compte 11 écoles classées D (mauvais état) et 3 classées E (mauvais état). L’école primaire de Sainte-Justine de Newton, et deux écoles de Saint-Télesphore, soit Immaculée-conception et Soulanges sont considérées en très mauvais état. Il faut dire que la petite école Soulanges (qui n’est d’ailleurs pas sous la responsabilité de la Commission scolaire des Trois-Lacs) atteint l’âge vénérable de 99 ans.  Les autres écoles considérées en mauvais état sont situées à Coteau-du-Lac (2), Les Cèdres, Les Coteaux, Rigaud, Saint-Clet, Sainte-Marthe, Saint-Lazare (2), Saint-Polycarpe et Saint-Zotique.

Piètre état

L’école de Sainte-Justine de Newton est celle qui revendique le plus grand déficit d’entretien avec près de 1, 5 M $. « Il faut comprendre dès que la vétusté d’un bâtiment dépasse le 15 %, il tombe dans la catégorie D, explique Colette Frappier, responsable des communications à la Commission scolaire des Trois-Lacs. Actuellement, l’école de Sainte-Justine est à près de 45 % », énonce-t-elle. Par un savant calcul, on arrive à évaluer les coûts associés aux travaux à effectuer pour en arriver finalement à la cote C (satisfaisant). « Cette méthode et ces calculs nous permettent d’avoir un indice pour obtenir les sommes nécessaires afin de remédier à la situation », affirme Collette Frappier.  Une cote de E ou D peut faire peur, selon elle, mais elle représente le meilleur portrait des besoins de l’école.

Bien que cela paraisse beaucoup 1, 5 M $, l’école n’est pas en si mauvais état, de l’extérieur à tout le moins. Ce sont une accumulation de petites choses qui font que de nombreux travaux sont à faire et beaucoup sont en lien avec l’esthétisme. Beaucoup de travaux de peinture sont à prévoir et il faudrait faire passer le système de chauffage du mazout à l’électricité ou au gaz.

« Dans l’évaluation des écoles, nous y allons par priorité. La santé et la sécurité d’abord, ensuite, l’intégrité des bâtiments, par exemple, un toit qui coule ce qui ne s’applique heureusement à aucune de nos écoles. On pense ensuite à la qualité des services, le confort et finalement l’esthétisme », énumère Colette Frappier.

« L’important, c’est que ces investissements se poursuivent, nous dit Marie-France Voisin, directrice de l’école et de celle de Saint-Télesphore et Saint-Polycarpe. Les travaux devraient se mettre en branle en 2019 pour l’école et pour la cour d’école puisque nous avons réussi à amasser le montant nécessaire », d’indiquer la directrice.

Du côté de la petite école Soulanges à Saint-Télesphore, vraiment en piteux état, les travaux devraient commencer dès cet été et la cour d’école sera aussi revampée. Et là, beaucoup de choses sont à faire autant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

L’autre école de Saint-Télesphore, Immaculée-Conception, a aussi bien besoin d’aide. Beaucoup des travaux d’esthétisme s’imposent, mais il y a aussi la salle de bain des garçons où se dégage des odeurs nauséabondes venant des égouts.

Pas des jeunesses

« On parle surtout d’écoles qui ont plus de 50 ou 60 ans d’âge. On n’en fera jamais des bâtiments neufs, mais nous visons à ce qu’elles atteignent la cote C (satisfaisant) afin que les enfants et le personnel puissent profiter d’un milieu de vie adéquat », explique Lucie Charlebois, ministre et députée de Soulanges. L’état de chacune des écoles a été évalué et cela permet définir quel genre de travaux sont requis et débloquer les bonnes sommes.

Mais il faut y aller par priorité. La commission scolaire bénéficie d’un plan quinquennal pour l’ensemble des écoles.   « Le plan est révisé annuellement, il va sans dire », d’ajouter Colette Frappier.

Selon l’évaluation que la commission scolaire en fera, des écoles trop vétustes pourraient même être remplacées par de nouvelles, aux dires de Lucie Charlebois qui précise que seule la commission scolaire peut en décider. Pour démolir une école et la remplacer? « Il faudrait que l’indice de vétusté dépasse les 90 % », de dire Colette Frappier.

En tout, on parle d’un investissement total de 14 M $ pour les écoles dans Vaudreuil-Soulanges. « Il y a des écoles chez nous qui ont manqué d’amour. On va leur en redonner », lance spontanément Lucie Charlebois.

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