Pas d’enseignement sans l’amour des jeunes

Anne-Marie Gauthier aime son métier et les jeunes de ses trois classes de 34 élèves de secondaire III. Photo Stéphane Fortier

Depuis 10 ans, Anne-Marie Gauthier enseigne le français, à l’école secondaire Soulanges de Saint-Polycarpe, à des classes de secondaire III et elle adore son métier, principalement parce qu’elle adore ses élèves.

Le secondaire III, c’est la première année du deuxième cycle du secondaire et pour Anne-Marie Gauthier, c’est une sorte de passage vers la vie adulte.

L’Intérêt pour les jeunes

L’arrivée d’Anne-Marie Gauthier dans le monde de l’éducation est un peu un concours de circonstances  « J’allais orienter ma carrière vers le conditionnement physique et allait ouvrir un Énergie Cardio lorsqu’une collègue, qui enseignait l’éducation physique m’a proposé de faire de la suppléance au secondaire, relate Anne-Marie Gauthier qui possède un diplôme universitaire en littérature française. J’ai beaucoup aimé mon expérience au point où, après que l’on m’eut offert un poste, je suis allée compléter mes études pour obtenir mon brevet d’enseigner.Heureusement, beaucoup de cours m’ont été crédités », explique-t-elle.

Enseigner aujourd’hui

Pour elle, comme pour la plupart de ses collègues, enseigner c’est un défi de tous les jours. « Il faut les garder attentifs…toujours. Il faut faire preuve de beaucoup de dynamisme et ne pas y aller d’un ton monocorde.  C’est un peu un spectacle que l’on donne en avant. Je ne donne pas une heure de théorie, je les perdrais au bout de quelques minutes.  Je parle environ 20 à 30 minutes maximum ensuite je les laisse travailler seuls et ensuite en équipe de 2.  « Il faut que tu sois intéressant, sinon ils trouvent ça plate, confirme Jean léger, technicien en audiovisuel à l’école secondaire Soulanges. Ce qui a évolué, avec les années, et qui a fait des changements dans nos vies, dans la vie de tout le monde, c’est la technologie. Il faut que cela aille vite, la capacité d’attention a diminué. Même moi, je suis impatient quand les choses n’aboutissent pas », avoue Jean Léger qui est aussi responsable de l’Impro à l’école.

Pour leur faire retenir un concept, une règle, un principe, il faut parfois surprendre les élèves. Mais pour enseigner, il faut surtout aimer les jeunes, les ados. Quand on les aime, ils le sentent », énonce-t-elle.

Ce que les enseignants, comme Anne-Marie, apprécient d’autant, c’est que les élèves participent à fond. « Le temps passe plus vite pour eux. Leur livrer la matière, c’est une chose, mais il faut aussi leur apprendre à utiliser les ressources disponibles. Moi aussi je dois parfois chercher. Je ne connais pas toutes les réponses, je n’ai pas peur de leur avouer et ils l’apprécient.  Je ne suis pas un dictionnaire ambulant », d’avouer Anne-Marie Gauthier candidement.

Et les élèves en difficulté ? « Le plus difficile, c’est de ne pas parvenir à les amener au même niveau que les autres. On manque de temps. On aimerait passer plus de temps avec eux », mentionne-t-elle.

Anne-Marie admet qu’elle serait incapable d’enseigner au primaire. « C’est un autre monde et je ne serais pas capable de jouer à la maman », dit-elle franchement.

Elle, tout comme Jean Léger, est heureuse dans un milieu comme Saint-Polycarpe où tout le monde s’entraide et où tous font ce métier pas seulement pour enseigner, mais aussi, et surtout, pour interagir avec ces jeunes qu’ils adorent.

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