Où pourra-t-on en acheter du cannabis dans la région?

Mathieu Gaudreault, porte-parole à la SQDC mentionne qu’une vingtaine de boutique seront ouvertes le 17 octobre pour l’ensemble du Québec. (Photo: Phototèque)

Dans quelques semaines, il sera possible de faire l’achat de cannabis dans les boutiques de la Société québécoise du cannabis  (SQDC). Ceci apporte forcément une question importante, où seront situées les boutiques dans Vaudreuil-Soulanges?

Québec est clair dans sa réglementation. Si une municipalité ne désire pas qu’une boutique de la SQDC ouvre sur son territoire, que sa décision sera respectée. Par conséquent, les différents conseils municipaux sur le territoire de Vaudreuil-Soulanges devront commencer à discuter prochainement.

Pincourt, Rigaud, Vaudreuil-Dorion, L’Île-Perrot, et Rivière-Beaudette, toutes ces municipalités ont accepté de répondre aux interrogations de Viva Média a savoir si elles comptaient interdire ou bien autoriser l’implantation d’une boutique de la SQDC sur son territoire.

Pincourt ne compte pas refuser

À Pincourt, le maire Yvan Cardinal assure que la municipalité ne compte pas s’opposer à l’ouverture d’une boutique de la SQDC sur son territoire. «Nos discussions seront plus dans le but de légiférer sur le secteur où l’implantation d’une boutique sera autorisée, explique le premier magistrat. Par exemple, ça ne sera pas possible dans un secteur résidentiel ou bien dans un secteur où il y a des enfants. Ça pourrait être possible sur le boul du Traversier.»

M. Cardinal ne laisse pas savoir s’il souhaite personnellement que la municipalité qu’il dirige soit retenue par la SQDC. «Souvent, ce n’est pas ce que le maire souhaite ou ne souhaite pas qui est retenu, dit-il. Par exemple, j’aimerais voir l’implantation d’une boutique de la Société des alcools du Québec à Pincourt, mais il n’y en a pas.»

Rigaud se questionne

À Rigaud, la directrice générale de la municipalité, Chantal Lemieux souligne que la situation n’est pas simple. Alors que Québec assure qu’une municipalité peut refuser l’implantation d’une boutique de la SQDC,  Mme Lemieux atteste qu’une administration municipale ne peut pas interdire un usage sur son territoire. «À moins que la réglementation change, il est impossible pour une municipalité d’interdire formellement un usage. Il est possible de délimiter un secteur où c’est permis, mais, présentement, la loi est claire. Une municipalité ne peut pas prohiber. C’est un dossier qui est loin d’être simple.»

La plus grande ville de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Vaudreuil-Dorion n’a pas encore pris sa décision. Le service des communications de la ville fait savoir que les membres du conseil doivent statuer prochainement puisqu’aucune décision n’a été prise en lien avec la situation.

La SQDC croit pouvoir éliminer 30 % du marché noir dès la première année. (Photo : Phototèque)

Scénario identique à L’Île-Perrot alors que la responsable aux communications, Alexandra Desrochers, avise que le conseil municipal n’a pas pris sa décision et que des discussions auront lieu prochainement.

Située à proximité de l’Ontario, la Municipalité de Rivière-Beaudette verra ses élus discuter sur le sujet dans les prochaines semaines. Toutefois, le maire de l’endroit et préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges, Patrick Bousez, croit que son l’administration municipale pourrait être favorable à l’ouverture d’une boutique. «La dernière fois que nous avions effleuré le sujet, les positions gouvernementales n’étaient pas encore finalisées, explique M. Bousez. Cependant, il faudrait  établir certaines bases comme la proximité des parcs et voir ce que cela générerait comme trafic routier. Par contre, je dois dire que je ne connais pas les exigences minimales du gouvernement.»

La SQDC explique

Mathieu Gaudreault, porte-parole à la SQDC mentionne qu’une vingtaine de boutique seront ouvertes le 17 octobre pour l’ensemble du Québec. Toutefois, il n’y en aura pas dans toutes les régions de la belle province.  «Nous ne pouvons pas couvrir le Québec en entier dès le jour un, insiste M. Gaudreault. Présentement, nous avons annoncé l’ouverture de neuf boutiques. Il est primordial de souligner que si une municipalité refuse, il n’y en aura pas.»

Mathieu Gaudreault explique que les clients pourront aussi s’acheter du cannabis par internet. «C’est difficile de prévoir, dit le porte-parole. Nous travaillons avec un produit qui n’est pas encore légal. Cela changera peut-être nos prévisions.»

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