Maintenant une Sortie pour les victimes d’exploitation sexuelle

La Sortie ne s’adresse pas uniquement aux femmes victimes d’exploitation sexuelle de Vaudreuil-Soulanges. (Phototech)

Une nouvelle ressource vient de faire son apparition à Vaudreuil-Dorion.  Appelé, La Sortie, l’organisme est un centre d’aide et de soutien pour victimes d’exploitation sexuelle au Québec.

Trop facile de jouer à l’autruche et de croire que la prostitution n’est pas présente dans la région. Le directeur général de l’organisme La Sortie, Ronald Lepage, fait savoir que ce n’est pas parce que les prostituées ne se retrouvent pas sur le trottoir que la problématique n’est pas présente.

« En région, c’est moins visible, mais le problème est aussi présent, confirme M. Lepage. Parfois, ça se fait avec la participation des hôteliers et de certains conducteurs de taxi. En fait, ils ferment les yeux alors qu’il est visible que la fille est une prostituée. »

Des milliers de victimes

La prostitution juvénile est aussi à prendre au sérieux. Ce fléau n’est pas uniquement l’histoire d’une émission de télévision. Elle existe partout et les endroits de prédilection des proxénètes sont plus proches qu’on ne voudrait le croire.

Selon Ronald Lepage, le Fairview Pointe-Claire est un endroit de choix par les proxénètes afin de faire du recrutement. (Phototech)

« Selon une étude, 4000 gars et filles âgés de 12 à 25 ans sont dans l’industrie du sexe au Québec, mentionne le directeur général de La Sortie. C’est très conservateur comme statistique. Dans l’ouest de Montréal, le Fairview Pointe-Claire est un endroit de choix par les proxénètes afin de faire du recrutement. »

La Sortie ne s’adresse pas uniquement aux femmes victimes d’exploitation sexuelle de Vaudreuil-Soulanges. En fait, comme la première étape consiste à sortir la victime de son milieu afin d’entamer le processus d’aide, le choix de s’établir à Vaudreuil-Dorion, a été longuement muri.

« Nous accueillons des femmes de partout, indique M. Lepage. La maison est à Vaudreuil-Dorion afin de faciliter le retrait de la victime de son milieu et ainsi entamer un processus de réintégration sociale. »

Des hébergements qui peuvent durer plus d’un an

Le délai des séjours à La Sortie n’est pas prédéterminé. Comme l’explique le directeur général, chacune des prises en charge est différente. « Certaines victimes peuvent avoir plus de difficultés. Ces femmes ont vécu des choses horribles. Elles peuvent rester en hébergement aussi longtemps que c’est nécessaire. »

Ronald Lepage, directeur général de la ressource La Sortie et Mélissa, intervenante en intégration sociale. (Photo gracieuseté)

Organisme sans financement récurrent, La Sortie est ouverte depuis le 7 septembre dernier. Déjà, des victimes y sont hébergées. « Nous fonctionnons grâce à la générosité des gens. Nous sommes une petite équipe qui est composée de sept personnes. Par chance, nous avons plusieurs bénévoles. Nous avons toujours besoin d’aide et de dons afin de faire une différence dans la vie des victimes. »

La principale activité de financement de la ressource aura lieu le 17 novembre prochain à la salle de réception Crystal, située à Saint-Laurent. « Les gens peuvent se procurer des billets sur notre site internet à l’adresse www.lasortie.org », conclut Ronald Lepage.

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