Les corps des deux motoneigistes retrouvés à Beauharnois

Alexandre Clermont et Pier-Alexandre Patenaude. Photos facebook

Enfin, les familles des deux motoneigistes, originaires de Beauharnois, disparus le 9 février, pourront faire leur deuil puisque les deux corps ont été retrouvés en cette première journée  de mai.

Il est important de préciser que, bien qu’ils n’aient pas encore été formellement identifiés, tout porte à croire qu’il s’agit bien des deux motoneigistes. « Avant d’être 100% certains, il faut attendre les résultats de l’autopsie », prend le temps de préciser Ingrid Asselin.

On se souviendra que les deux hommes, des amis de longue date, avaient disparu après avoir passé une soirée avec des amis dans un resto-bar de Sainte-Barbe, sur la rive sud du canal. Les deux hommes auraient tenté de traverser le canal de Beauharnois près de la baie Hungry. Les motoneiges y avaient été retrouvées en dehors des sentiers balisés.

C’est vers 11 h 30 que les policiers de la Sûreté du Québec ont localisé, près de la route 236, un premier corps le long du canal de Beauharnois en bordure de la piste cyclable.  Peu de temps après, soit environ une heure plus tard, les policiers ont localisé un autre corps qui devait s’avérer celui du second motoneigiste.

En fait, pour les membres des deux familles, ce dénouement signifie, en quelque sorte d’un deuxième deuil. Ils pourront maintenant se dire que le vrai deuil commence enfin. Ces derniers se demandent toujours comment les deux amis ont choisi de s’aventurer à cet endroit pour retourner à Salaberry-de-Valleyfield, eux qui connaissaient pourtant bien le secteur.

Il va de soi que les policiers ont bien pris le temps de faire toutes les vérifications d’usage avant d’aviser les deux familles.

Les deux corps ont été transportés à Montréal pour être examinés par le coroner et déterminer les causes de leur décès.

Pier-Alexandre Patenaude avait 30 ans et Alexandre Clermont, 29 ans.

Deux fois plus d’accidents mortels

L’année 2017-2018 s’est avérée dramatique quant aux accidents de motoneiges mortels, que cela soit dans les sentiers ou sur lacs et étendus d’eau en général.

Près d’une vingtaine d’accidents se sont produits au cours de l’hiver.  Le mois de février n’était pas terminé et on en comptait déjà une quinzaine sur le territoire québécois. De fait, La Sûreté du Québec (SQ) avait  constaté deux fois plus d’accidents mortels que l’an dernier à pareille date soit au début de février, sur le territoire québécois.  « On compte 18 accidents de motoneiges et 19 décès au total au cours de la saison s’étalant de novembre à mai. Si jamais les deux corps retrouvés cette semaine devaient s’avérer ceux des deux motoneigistes disparus, le bilan s’établira à 21 décès, dont deux dans toute la Montérégie », mentionne Ingrid Asselin.

Ces drames, qui surviennent souvent dans l’obscurité, comme c’est le cas de celui de Beauharnois, démontrent l’importance de respecter les règles de sécurité. À plus forte raison si l’on parle de circulation sur un plan d’eau.

On sait que les causes les plus fréquentes d’accidents sont toujours la conduite et la vitesse imprudentes, mais il arrive souvent qu’ils se produisent sur des lacs ou des rivières.

Nombre de morts par année en motoneige

En 2016, on a enregistré 25 décès et plus de 300 blessés, causés par des accidents de motoneige. Mais c’est en 2015 et en 2012 que l’on en comptait le plus avec 33 au cours des 7 dernières années. On en avait compté 18 en 2014.

La Sûreté du Québec et la Fédération des motoneigistes ont tiennent des opérations de sensibilisation et de prévention à motoneige de façon  régulière depuis quelques années.

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