« Le policier n’est pas à blâmer », Guy Lapointe, directeur à la SQ

La vidéo dans laquelle il est possible de voir un policier de la Sûreté du Québec du poste de Vaudreuil asperger un adolescent avec du poivre de cayenne a fait réagir plusieurs internautes. De son côté, la Sûreté du Québec assure que le policier n’a enfreint aucune règle.

Le directeur des communications de la SQ, l’inspecteur Guy Lapointe, est catégorique. Le policier qui a aspergé un adolescent avec du poivre de cayenne, le mercredi 10 octobre vers 12 h 40 dans le stationnement de l’aréna de la Cité-des-Jeunes à Vaudreuil-Dorion, n’est pas à blâmer. À la vue de la vidéo ainsi que des commentaires de l’adolescent, M. Lapointe souhaite clarifier certains points.

« Deux agents étaient sur place, explique l’inspecteur. Ils étaient habillés en civil. Ils étaient là pour procéder à des arrestations en lien avec du trafic de stupéfiants. Lors de l’interception des présumés trafiquants, les policiers ont été entourés par un groupe d’adolescents. C’est à ce moment précis qu’ils ont demandé du renfort. »

M. Lapointe indique que l’adolescent qui a été aspergé a refusé de collaborer avec les policiers. « Le policier lui a demandé à plusieurs reprises de reculer, mais il n’a pas écouté les directives. Il a continué d’avancer sur le policier en question et c’est à ce moment qu’il a été aspergé. »

Guy Lapointe souligne que l’adolescent n’est pas un étudiant de l’école secondaire de la Cité-des-Jeune. « Les policiers étaient là pour du trafic de stupéfiants. Cet adolescent ne fréquente pas l’établissement. Il n’était donc pas autorisé à se trouver sur place et il est possible de voir clairement qu’il n’obtempère pas aux directives du policier. »

Keven Goyette-Poliquin entend porter plainte en déontologie. (Photo: facebook)

Questionné à savoir si l’agent n’aurait pas été en mesure de maitriser physiquement l’adolescent, Guy Lapointe soulève un doute. « Il y avait un attroupement, dit-il. SI le policier avait maitrisé l’adolescent, il se serait retrouvé de dos aux autres. Cela aurait pu dégénérer. »

Guy Lapointe précise que l’adolescent ment lorsqu’il dit ne pas avoir reçu les soins appropriés à sa condition. « Dès qu’il s’est calmé, il a eu de l’eau pour se nettoyer. Par la suite, il a recommencé à menacer les policiers. C’est à ce moment qu’il a été mis en état d’arrestation. »

 

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