Le combat farouche d’une garderie pour la sécurité

Rita Lévesque, directrice du CPE Les Tourterelles, nous montre l’endroit où serait situé une partie du stationnement et la rampe d’accès. Photo Stéphane Fortier

Le CPE Les Tourterelles, situé à Rigaud, aimerait bien hausser son degré de sécurité pour les 80 enfants qui la fréquentent, mais il doit se heurter à l’entêtement d’un ministère qui ne met pas ses priorités à la bonne place. 

Dans une édition précédente, il était question des routes numérotées où, même aux abords d’écoles primaires ou secondaires, elles arborent des limites de vitesse maximales de 50 km/h. À Rigaud, c’est également une route numérotée qui traverse le village. « Notre garderie est située sur la rue Saint-Jean-Baptiste à Rigaud, autrement dit la route 342 qui est sous la juridiction du ministère des Transports, indique Rita Lévesque, directrice du CPE.  Dès la fondation de la garderie, il y une vingtaine d’années, une pétition avait circulé auprès des parents afin de demander au ministère de diminuer la limite de vitesse. Au fil du temps, les demandes se sont répétées. On attend toujours », se désole la directrice.

Cette dernière déplore également le peu de présence policière sur cette route et elle aimerait qu’elle soit accrue. Elle aimerait également qu’il y ait un passage piétonnier devant la garderie, tout en souhaitant qu’il soit respecté scrupuleusement par les automobilistes.

Le CPE a des solutions

Comme il n’y a pas de stationnement à la garderie, les parents doivent stationner leur voiture de l’autre côté de la rue, ce qui augmente évidemment les risques d’accident. « La maison voisine de la garderie nous appartient et comme elle est en ruine et ne peut plus être habitée, nous avons pensé y aménager un stationnement et une nouvelle rampe d’accès, notamment. Nous avons le budget pour effectuer ces travaux et les permis de démolition, l’aval de la Ville pour le stationnement, bref, on a tout ce qu’il faut pour aller de l’avant, mais… » Mais? « En février, nous avons également fait part au ministère de la Famille de notre intention de réaménager la cour, un projet pour lequel une aide financière est disponible. Depuis ce temps, le ministère exige que nous mettions la priorité sur la cour d’abord et avant tout. Avant de se soucier de la sécurité des enfants, le ministère trouve plus important de prioriser la cour de la garderie », mentionne-t-elle

Mais avant de savoir si une aide financière leur sera accordée, il faudra attendre, mais il se peut aussi qu’il n’y ait pas de décision du tout… à cause de la campagne électorale. « Le stationnement, autrement dit la phase 1, est donc bloqué parce que le ministère juge plus important de refaire la cour. Nous avons les sous pour réaliser la phase 1 (135 000 $), mais pas pour la phase 2 (70 000 $) qui est en lien avec la cour. Il faudrait amputer notre budget de la phase 1 et nous ne sommes même pas sûrs du montant qui nous serait accordé pour la cour », fait remarquer Rita Lévesque.

« On se bat pour la sécurité depuis 20 ans et là, on se heurte à d’autres obstacles », décrie Meili Faille qui siégeait sur le conseil d’administration du CPE lors de sa fondation et qui en est maintenant la directrice adjointe. C’est à suivre.

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