La juge trouve que 18 mois de détention sont insuffisants pour un homme coupable d’infractions sexuelles

Michel Leduc a vu la juge Marie-Chantal Doucet rejeter la suggestion commune proposée par les juristes. (Photo: Steve Sauvé)

La juge Marie-Chantal Doucet a rejeté, le lundi 15 octobre, au palais de justice de Valleyfield, une suggestion commune proposée par les juristes impliqués dans la cause de Michel Leduc, un homme qui a plaidé coupable de plusieurs chefs d’accusation en lien avec des infractions à caractère sexuel.

La juge Marie-Chantal Doucet indique qu’elle trouve la suggestion beaucoup trop clémente pour l’accepter. D’ailleurs, la magistrate précise qu’elle s’était préparée à rendre une sentence qui était supérieure aux 18 mois d’emprisonnement proposés par Me Camille Taillefer en poursuite et Me Martin Pilotte en défense. « Il n’y a pas de barèmes établis, mais la fourchette des peines appropriées pour des crimes similaires est supérieure à ce que vous me proposez », dit la juge Doucet envers les deux avocats.

Les faits

Michel Leduc, 65 ans, a reconnu s’être livré à des actes sexuels sur trois victimes d’âge mineur entre 1972 et 1984. Toutefois, même s’il a finalement reconnu sa culpabilité, l’homme tente de minimiser ses gestes. « À l’époque, mon frère était dans mon entourage, dit-il. Il y a des choses que les victimes racontent et je n’ai pas de souvenirs de cela. Elles me confondent peut-être avec mon frère. »

Cette affirmation faite par Michel Leduc a jeté l’ire chez les victimes, qui ont tenu à être présentes pour la procédure. Cependant, la juge Doucet a insisté pour expliquer à l’accusé qu’il ne pouvait pas plaider coupable s’il ne reconnaissait pas les faits. « Vous avez un autre discours que lorsque je vous ai reconnu coupable, mentionne la juge. Vos propos me laissent croire que vous avez de la difficulté à reconnaitre vos actes. »

Après avoir suspendu la cause plus de 20 minutes, Michel Leduc a été ramené à la barre. Bien que cette fois il a dit qu’il était coupable à 100 %, la juge Doucet a tout de même refusé la suggestion commune proposée. « J’ordonne votre détention immédiatement et je ferai connaitre ma décision quant à la peine qui vous sera imposée le 13 novembre prochain. »

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