Hôpital : Une étape de plus vers l’acquisition du terrain

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette était de passage à Vaudreuil-Dorion le 18 juillet, pour faire une mise à jour dans le dossier du terrain du Centre hospitalier Vaudreuil-Soulanges.

Dans le cadre d’une conférence de presse où il était accompagné de la députée de Vaudreuil Marie-Claude Nichols et de la députée de Soulanges Lucie Charlebois, le ministre Gaétan Barrette a annoncé qu’une nouvelle étape était franchie dans le processus d’acquisition du terrain visé.

En effet, un décret qui permet l’émission d’avis d’expropriation a été adopté le 17 juillet. Ce décret s’ajoute à celui qui a été voté à la fin du mois de juin, et qui permet d’utiliser le terrain zoné agricole à d’autres fins. Précisons à ce titre qu’il ne s’agit pas d’un dézonage, et que les terrains environnants demeurent zonés agricole.

Quatre propriétaires sont concernés par l’avis d’expropriation. Des discussions sont en cours en lien avec les indemnités qui seront versées, et le ministère de la Santé et des Services sociaux vise des ententes à l’amiable.

« Avec cette nouvelle étape, nous venons confirmer le caractère irréversible de la démarche. Légalement, la roue est en marche », a exprimé le ministre de la Santé Gaétan Barrette, insistant du même coup sur le fait que les 1,5 milliard de dollars nécessaires à la réalisation du projet sont provisionnés.

Un terrain idéal

Le maire de Vaudreuil-Dorion, Guy Pilon, a lui aussi pris la parole durant la conférence de presse. Il a fait la démonstration de la pertinence du terrain choisi.

« On a récemment entendu dans les médias que ces terrains faisaient partie des plus belles terres agricoles du Québec. C’est faux; elles ont été décapées, et sont constituées principalement de glaise. Ce terrain est idéal en termes d’accessibilité. Sur ce point, c’est certain qu’il y aura du travail à faire du côté du ministère des Transports, entre autres pour élargir le boulevard Cité-des-Jeunes », a-t-il dit.

Le maire de Vaudreuil-Dorion a rappelé que d’autres sites présentés s’avèrent trop près des voies ferrées ou d’oléoducs majeurs, ou que leur aménagement représenterait des coûts trop importants.

S’il y en a un qui a été sceptique, c’est bien moi, je ne m’en cache pas. Mais aujourd’hui, le processus est en marche et il n’y a pas de marche arrière possible. -Patrick Bousez, préfet de la MRC de Vaudreuil-Soulanges

De la petite politique

Pour sa part, la députée de Soulanges Lucie Charlebois a profité de son temps de parole pour décortiquer le Plan québécois des infrastructures (PQI).

Elle a souhaité rappeler que ce plan constitue un outil de planification auquel sont soumis tous les projets de plus de 50 M$. Tous les projets soumis au PQI doivent suivre les mêmes étapes et les mêmes rondes d’analyses et d’approbation. Ces étapes sont les suivantes : l’étude, le dossier d’opportunité, le plan d’affaires et la réalisation. À ce stade-ci, le projet d’hôpital en est à l’étape du dossier d’opportunité.

« Je comprends qu’il s’agit d’un processus complexe, c’est pourquoi je trouve pertinent d’expliquer chacune des étapes, et de rappeler qu’il s’agit d’une loi que tous les projets doivent respecter », dit-elle.

Elle a d’ailleurs tiré une flèche aux personnes qui, selon elle, font de la petite politique sur les réseaux sociaux en marge du dossier de l’hôpital. « Si quelqu’un vient dire aux gens qu’ils peuvent faire [le projet d’hôpital] en moins de temps, ce sont des gens qui font de la petite politique et qui prennent les gens en otage avec des faussetés. Soit que ces personnes ne connaissent pas le PQI, soit elles le connaissent et mentent à la population », a-t-elle lancé.

 

 

 

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Directrice de l'information

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