Hôpital du Suroît: Taux d’occupation le plus élevé au Québec

Le taux d’occupation de l’Hôpital du Suroît à Salaberry-de-Valleyfield présentait le taux d’occupation le plus élevé de tout le Québec au cours de la dernière semaine avec 277 %. Photothèque

En date du 19 janvier, le taux d’occupation de l’Hôpital du Suroît à Salaberry-de-Valleyfield présentait le taux d’occupation le plus élevé au Québec avec 195 %.

Plutôt cette semaine, le taux d’occupation avait atteint le seuil de 277 %. Il est tombé à 255 % le 18 janvier, mais même avec 195 % ce taux s’avère toujours le plus élevé.

Selon Jade St-Jean, conseillère-cadre aux communications externes, relations médiatiques et ministérielles du CISSS   (Centre intégré de santé et de services sociaux) de la Montérégie-Ouest, la problématique est présente pour des raisons, multifactorielles. « C’est sûr que la grippe en fait partie, et les conditions météorologiques des derniers jours ont été difficiles, mais on parle également de gastro-entérite. Je le répète,  les températures extrêmes et les conditions routières difficiles sont des facteurs qui ont contribué à augmenter l’achalandage et à complexifier la gestion de nos urgences au cours des dernières semaines », explique Jade St-Jean.

Mesures à prendre

Le CISSS surveille la situation de très près et des mécanismes divers sont mis en place. « L’achalandage de nos urgences nous préoccupe beaucoup et la situation est effectivement suivie de près. Il y a quotidiennement une mobilisation de l’ensemble des directions concernées afin de trouver des solutions. Plusieurs actions ont été mises de l’avant pour améliorer la fluidité », indique-t-elle.

De fait,  des mécanismes permettent le transfert de patients volontaires à l’Hôpital Barrie Memorial.  De même, des mesures permettant au personnel clinique des autres unités de soins d’être orienté vers l’urgence ont été mises en place.

« Les démarches de recrutement sont intensifiées.  De plus, des unités de débordement ont été ouvertes dans nos hôpitaux. Cette mesure permet d’assurer que la clientèle hospitalisée reçoit des soins et des services dans un environnement adéquat plutôt que dans un corridor », dit Jade St-Jean.

Cette dernière tient à souligner spécifiquement les nombreux efforts du personnel des urgences ainsi que la collaboration et l’entraide dont ils ont été témoins jusqu’à maintenant de la part dupersonnel des autres secteurs d’activités.

Jade St-Jean rappelle que, pour la majorité de la population, la maison est généralement le meilleur endroit pour se soigner en cas de grippe ou de gastro-entérite. Une bonne hydratation ainsi que du repos sont, dans la majorité des cas, les gestes les plus efficaces à poser. L’utilisation des services d’urgence favorise la propagation du virus auprès des personnes qui sont les plus vulnérables et qui risquent de subir de graves conséquences s’ils attrapent le virus

« Nous invitons la population à faire preuve de vigilance. Si la situation ne nécessite pas de soins immédiats, nous les incitons à utiliser en premier lieu les alternatives à l’urgence, que ce soit de consulter son médecin de famille ou un médecin dans une clinique sans rendez-vous, de s’informer auprès d’un pharmacien ou d’appeler Info-Santé- 811 », de conclure Jade St-Jean.

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