Boisé menacé : Des citoyens veulent continuer le combat à L’Île-Perrot

Plusieurs citoyens ont pris la parole lors de la séance du conseil de L’Île-Perrot et voulaient discuter de l’avenir du boisé. Photo Stéphane Fortier

Lors de la séance du conseil municipal de la Ville de L’Île-Perrot, le 12 juin, le projet de règlement visant à apporter des modifications dans le développement de la zone H-56 n’a finalement pas été déposé et son adoption a été reportée à la séance du 14 août.

C’est ce fameux projet de règlement qui prévoit un développement domiciliaire engendrant ainsi la disparition du boisé situé derrière la résidence de personnes âgées Lilo. Mais ce projet de règlement a été modifié afin de réduire le nombre d’habitations construites de 160 à 90 et diminuant également la profondeur des terrains et, ainsi, augmentant la superficie des espaces verts.

Dans la journée, la Ville de L’Île-Perrot mettant en ligne les réponses aux questions qui étaient restées en suspens depuis le 28 mai.

Lors de la période de questions, des citoyens sont notamment revenus sur le manque de transparence de la Ville sur ce projet. Pourtant, le processus de refonte du Règlement de zonage a suivi toutes les étapes prévues par la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme.

Un avis de convocation à une séance de consultation publique avait été publié dans le journal Première édition, le 26 mars 2016. Par la suite, un document consultatif a été livré à toutes les adresses via Poste  Canada.  La consultation publique avait eu lieu à la salle Henri-Faust  et Denis  O’Connor du  Centre communautaire Paul-Émile  Lépine  le  18  avril  2016. Un total de 35 personnes étaient présentes selon les archives de l’époque.

Certains sont revenus sur la valeur écologique de cette zone.  Selon les données recueillies par la Ville, les milieux humides, situés au boisé ont une valeur écologique de faible à très faible ce que des citoyens ont continué de réfuter au cours de la soirée.

Une fois le projet de règlement adopté et rendu public, les citoyens pourront demander la tenue d’un registre et recueillir suffisamment de signatures pour demander un référendum sur le projet, mais pas le projet en entier, la deuxième mouture du projet. « C’est ce que les gens doivent comprendre, c’est que, si référendum il y a, cela ne remettra le projet de développement en question. Si les gens s’opposent à ce règlement proposant des modifications, on revient tout simplement en arrière avec le projet de 160 habitations », prévient le maire de L’Île-Perrot, Pierre Séguin.

Ce dernier avoue que cette histoire met tout le conseil municipal mal à l’aise. « Nous essayons de faire au mieux avec l’héritage que l’on nous a laissé et, ici, je ne veux pas blâmer, mais pas du tout, nos prédécesseurs. Mais personne n’est vraiment heureux de cette situation, personne n’est confortable avec ce dossier. On parle ici du 22e plan de ce site et il fait comprendre également que l’entrepreneur a reçu certaines garanties dans le passé. Si on arrête tout, il y aura des conséquences juridiques. Il fait en tenir compte. Et justement, on essaie de gérer avec le moins de conséquences possible sur l’environnement et sur nos citoyens », assure le maire.

Chose certaine, la réalisation de ce projet, avec toutes les étapes qui restent à venir, n’est pas pour demain matin.

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