Des citoyens se plaignent des odeurs pestilentielles à Rigaud

Un des étangs aérés de Rigaud. Photothèque

Depuis quelques semaines, des citoyens de Rigaud doivent composer avec des mauvaises odeurs, lesquelles proviennent des champs d’épuration.

Ces odeurs se font sentir particulièrement depuis le retour de la belle saison. « Depuis bientôt deux ans, nous vivons avec un problème de puanteur provenant de l’usine d’épuration et des champs d’épuration, une puanteur qui envahit une bonne partie du centre-ville, affirme, Yvan Duplantie,  un citoyen de la rue Agnès. Tous les deux jours, particulièrement la nuit ou le matin très tôt, il nous vient une odeur acre, très désagréable », dit-il. Le Croissant du Suroît, la rue de la Coopérative, et même la rue Principale n’est pas épargnée. Des résidents de la rue St-François et Joly confirment également qu’ils ont senti ces odeurs. « Plusieurs jeunes familles achètent des maisons dans un rayon de 2 km autour de ce champ d’épuration, et ignorent qu’ils ne pourront pas ouvrir leur fenêtre cet été, dû à cette puanteur.

Selon Yvan Duplantie, après des dizaines de plaintes à la Ville, rien n’est entrepris… ce que réfute la Ville de Rigaud.

L’auteur de ces lignes a fait le test. L’odeur, on la sent même de l’autoroute 40, peu avant la sortie 12 et elle est difficile à supporter. Étrangement, à proximité des étangs, du champ d’épuration, on ne remarque aucune odeur.

Facteurs incontrôlables ?

La Ville de Rigaud est consciente du problème et fait tout son possible pour atténuer la situation. Selon le directeur des Travaux publics, Tommy Thibault, ce phénomène est dû à plusieurs facteurs dont certains sont hors de contrôle.  « À Rigaud, le traitement des eaux en est un qui se fait de façon biologique par étangs aérés et avec le changement de saison, on voit une modification de la température de l’eau, cela n’aide pas. C’est le taux d’oxygène dans les eaux qui chute et cela engendre des odeurs. Depuis plus d’une semaine, on a doublé l’aération de surface pour que le traitement se comporte mieux. Comme ce traitement est biologique, cela prend donc plus de temps », explique Tommy Thibault.

Afin de pallier le manque d’aération des derniers jours, les responsables ont dû doubler la quantité d’équipements d’aération de surface et comptent bien observer des résultats encourageants dans les prochains jours.

Comme il a été dit à des résidents, il y a eu effectivement des problèmes techniques à surmonter. « Nous avons dû composer avec un bris d’équipements. Et encore là, avec le changement de température, cela a compliqué les choses. On travaille jour et nuit pour endiguer le problème », mentionne Tommy Thibault.

La solution ? « Nous avons un projet pour augmenter la capacité. L’usine d’épuration est en fin de vie utile. Elle en est au bout de sa capacité. Nous sommes présentement en appel d’offres pour moderniser les installations et ainsi, augmenter la capacité de traitement. Après avoir passé par toutes les étapes, le tout devrait être complété en 2019», envisage le directeur des Travaux publics.

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