Décès d’Andrée Gérin-Lajoie : Hommage à une figure régionale

Andrée Gérin-Lajoie, née Andrée Papineau, est décédée le 17 février, à l’âge de 96 ans. L’épouse de Paul Gérin-Lajoie, député provincial de Vaudreuil-Soulanges de 1960 à 1969, a joué un rôle important pour les femmes en politique dans l’histoire de la région.

Paul Gérin-Lajoie

Paul Gérin-Lajoie a marqué l’histoire du Québec à titre de premier ministre de l’Éducation. Par son travail en coopération internationale, il a aussi influencé le rapport du Québec avec le monde.

À l’échelle de la région, l’influence de Paul Gérin-Lajoie est également bien présente. Celui qui a été député libéral de Vaudreuil-Soulanges de 1960 à 1969 est entre autres le maître d’œuvre du campus Cité-des-Jeunes, un projet qu’il qualifie lui-même de révolution culturelle.

Lorsqu’il aborde ses années passées à titre de député dans la région, Paul Gérin-Lajoie parle de femme comme une alliée, une collaboratrice pour qui il avait la plus haute estime. « Elle a joué dans la vie politique de Vaudreuil-Soulanges un rôle très actif. Elle apportait la chaleur de sa propre personnalité à mes activités politique au point que je suis plutôt porté à parler de NOS activités politiques », a-t-il confié en entrevue à VIVA média en 2014.

Vie active

Andrée Gérin-Lajoie

En effet, Andrée Gérin-Lajoie était très active. Après s’être installée sur la rue Adèle dans le secteur Vieux-Dorion en compagnie de son conjoint et de leurs trois enfants, elle s’est rapidement engagée dans la communauté.

D’abord, après que son mari ait fondé le journal L’Écho en 1957, elle a débuté sa propre chronique hebdomadaire destinée aux femmes.

Dans son tout premier texte signé le 29 août 1957, elle s’adresse aux citoyennes de Vaudreuil-Soulanges : « Soyez assurés que si je seconde mon mari avec autant d’énergie,  c’est que je veux contribuer à votre libération comme à la libération de tant d’autres ».

Pour elle, l’engagement des femmes et leur compréhension de la chose politique étaient essentiels, comme elle l’écrit le 12 septembre 1957 : « Mari et femme, nous sommes des compagnons de route dans nos luttes comme dans nos joies. Nos maris ont besoin de sentir que ce qu’ils ont de plus cher au monde croit en eux, les appuis ».

Avec cette tribune, elle mettra en lumière au fil des années le travail de certaines femmes, commentera l’actualité politique et encouragera les femmes à exercer leur droit de citoyenneté.

Andrée Gérin-Lajoie a également agi à titre de présidente d’honneur de l’Association des femmes libérales de Vaudreuil-Soulanges qui comptait en 1964 près de 400 membres actives.

Bien qu’en 1969, Paul Gérin-Lajoie quitte la vie politique, le couple demeurera dans la région de Vaudreuil-Soulanges de nombreuses années. « Vaudreuil-Soulanges demeurera notre unique chez-nous », avait laissé savoir Paul Gérin-Lajoie en 2014.

Andrée Gérin-Lajoie laisse dans le deuil son mari, quatre enfants, 13 petits-enfants et 11 arrière-petits-enfants.

« Femme cultivée, de tête et de coeur, elle a été une complice depuis plus de quatre-vingt ans de son conjoint Paul au cours de leurs vies : les études à Oxford, la gestion et l’édition du Journal l’Écho de Vaudreuil-Soulanges, la carrière politique et internationale. Elle a transmis sa passion pour la gastronomie, le jardinage, les voyages et la lecture à ses enfants et petits-enfants », peut-on dans sa nécrologie.

 

 

 

À propos de l'auteur

Stéphanie Lacroix

Directrice de l'information

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