Accusé de crimes sexuels Il saura en janvier s’il est reconnu coupable

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Le sort de l’ancien entraîneur de balle molle féminine, Stéphane Giguère, est désormais entre les mains du juge Bertrand St-Arnaud.

Les plaidoiries dans la cause de Stéphane Giguère, cet ancien entraîneur de balle molle, qui fait face à plusieurs accusations de nature sexuelle se sont déroulées devant le juge Bertrand St-Arnaud le mercredi 7 novembre au palais de justice de Valleyfield. À tour de rôle, les juristes impliqués dans le dossier, Me Jean-François Benoit en défense et Me Marianne Tremblay pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales, ont exposé au magistrat leurs réflexions qui sont totalement à l’opposées.

Me Benoit s’est adressé au juge St-Arnaud pendant plus de 75 minutes. Il a insisté pour dire que son client n’a reconnu aucun des faits reprochés. Qu’il est plutôt la victime dans cette histoire. « Il y a plusieurs contradictions dans les versions données par les gens qui sont venus à la barre, insiste Me Benoit. Étrangement, une victime assure qu’elle a effacé les conversations entre elle et mon client et son père a réussi à retrouver les messages, mais pas les photos. De plus, mon client a deux signes distinctifs sur les organes génitaux et la présumée victime n’était même pas capable de le confirmer. »

Pour sa part, Me Tremblay s’est montré catégorique. Stéphane Giguerre doit être reconnu coupable des gestes qui lui sont reprochés. « Ce qu’il est venu dire à la barre c’est une version qui est fabriquée de toute pièce, dit-elle à l’endroit du juge St-Arnaud. C’est possible que la victime ait oublié certains détails. Les faits se sont déroulés il y a quatre ans. »

Les accusations envers Stéphane Giguère sont graves. Il est question de trois chefs d’accusation d’exploitation sexuelle, deux accusations de corruption d’enfants, une accusation de corruption des mœurs, une accusation de voies de fait et une accusation de possession de stupéfiants en vue d’en faire le trafic.

Le juge Bertrand St-Arnaud a pris la cause en délibéré à la suite d’un procès qui s’est échelonné sur quelques jours. Il fera connaitre sa décision le jeudi 31 janvier 2019.

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