L’OSM dans les parcs: Grande réunion familiale et musicale à Rigaud

Photo : Koralie Deetjen-Woodward
Photo : Koralie Deetjen-Woodward

C’est Dina Gilbert qui dirigera l’orchestre symphonique de Montréal lors de L’OSM dans les parcs, dont le mardi 26 juillet au parc Chartier-De Lotbinière à Rigaud. La soirée sera animée par France Beaudoin et mettra en vedette des pièces russes de Glinka, Borodine, Glazounov, Prokofiev, Tchaïkovski et Moussorgski. Un répertoire très festif et rythmé.

À 31 ans, Dina Gilbert se frotte à un métier difficile, celui de chef d’orchestre. Depuis trois ans, elle est la chef assistante à l’OSM. En quelque sorte, elle est la deuxième paire d’oreilles de maestro Nagano.

Elle assiste le chef Nagano, mais aussi les chefs invités. Elle est toujours prête à remplacer au pied levé, en cas de pépin lors d’une répétition ou d’un concert. Elle dirige, également, certains concerts de l’OSM, dont ceux des Matinées jeunesse, ceux pour la famille le dimanche et certains dans les parcs.

Concert à la belle étoile

La tournée en plein air est une tradition instaurée en 1938 par le directeur musical de l’orchestre, Wilfrid Pelletier. L’année dernière, un concert avait été présenté à Pincourt. Les personnes présentes ont pu apprécier le travail de l’énergique Dina Gilbert, qui dirigeait l’orchestre lors de certains spectacles en plein air, comme c’est encore le cas cette année.

« C’est le fun, parce que les gens apportent leur pique-nique et que les spectacles sont gratuits et d’une très belle qualité. Ces concerts-là sont faits pour que toute la famille vienne. Les enfants peuvent danser dans le gazon pendant qu’ils écoutent la musique», assure Dina Gilbert, qui a suggéré la thématique russe et a participé à l’élaboration du programme.

Les spectacles à la belle étoile sont conviviaux et s’adressent à tous. C’est une belle occasion, pour un public non initié, d’aborder l’univers de la musique classique grâce à ces pièces durant environ cinq minutes. Il y a des œuvres qui sont plus faciles à entendre dans un climat extérieur. À Rigaud, les spectateurs pourront aussi apprécier le talent du violoniste Timothy Chooi, lauréat du Concours OSM en 2010.

« C’est le soliste pour le Concerto pour violon de Tchaïkovski. L’OSM l’accompagne. Depuis le concours de l’OSM, il a une carrière fulgurante. J’ai eu la chance de travailler avec lui. C’est un virtuose très humble » raconte la chef d’orchestre à propos du jeune musicien, promettant que les gens seront impressionnés de l’entendre.

Beau temps, mauvais temps

Lorsqu’il se produit à l’extérieur de la Maison symphonique, l’orchestre doit s’adapter rapidement à un nouvel espace, mais il en tire beaucoup de plaisir. Les spectacles en plein air ont lieu même s’il y a quelques gouttes de pluie, à moins d’un orage, car l’orchestre est protégé sous un chapiteau. Le seul ennemi juré d’un musicien en plein air est le vent, qui peut emporter les partitions.

Après l’OSM

La chef d’orchestre est sur le point de terminer sa collaboration avec l’OSM. Elle avait un contrat d’un an, renouvelable pour un maximum de trois ans. Les derniers concerts qu’elle dirigera seront ceux dans les parcs, cet été. Elle aspire à devenir la directrice d’un orchestre symphonique. Elle ose espérer revenir à l’OSM, un des meilleurs orchestres au monde selon elle, comme chef invité.

« Je ne pourrais vivre sans faire ce métier. Plus je travaille, plus j’aime ça. J’aime communiquer ma passion de la musique avec les publics et démocratiser la musique classique. Maestro Nagano c’est quelqu’un d’extrêmement inspirant et visionnaire. Cela a été très inspirant pour moi de travailler avec lui et l’orchestre », confie Dina Gilbert. Son élocution rapide démontrant toute la passion que ce métier anime chez elle.

Elle souligne que le métier de chef d’orchestre est une quête sans cesse d’opportunités et de rencontres qui lui permettent de cheminer. C’est compétitif pour tout le monde, autant pour les hommes que pour les jeunes femmes comme elle.

« Je connais énormément de femmes chefs d’orchestre, mais je trouve qu’on a encore peu de modèles de femmes qui occupent de grands postes auprès d’orchestres prestigieux en Amérique du Nord et en Europe », conclut Dina Gilbert qui espère inspirer les gens, particulièrement les jeunes filles pour qui elle un modèle.

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