La directrice générale qui déplace de l’air

Valérie Villeneuve
Valérie Villeneuve est très fière que son dossier se soit démarqué lors de l’évaluation par des grands de la Banque Nationale qui voient des projets d’affaires tous les jours.

Le 26 mai prochain, Valérie Villeneuve se présentera au marché Bonsecour pour le Gala du Réseau HEC avec des papillons dans le ventre. La dynamique directrice générale de Gymini est en nomination pour le Prix Relève d’Excellence dans la catégorie Petite et moyenne entreprise.

Bien qu’elle ait elle-même rempli le formulaire de candidature, la diplômée des HEC en leadership organisationnel voyait cela plus comme un exercice personnel intéressant. C’est avec surprise qu’elle a reçu un appel lui annonçant sa sélection pour la deuxième étape, celle des entrevues.

Tremplin professionnel

Elle considère sa nomination officielle comme une belle tape dans le dos, mais son esprit compétitif la pousse quand même à souhaiter remporter le prix, devant Jean-François Mallette, vice-président de Cundari Montréal, et Éric Sarrasin, gestionnaire de projets à TBC Constructions.

« Je suis super contente que ce qu’on a fait soit reconnu par le Réseau HEC. On m’a beaucoup questionnée par rapport à la croissance et à la vision de Gymini. Je pense que c’est assez rare dans le domaine du sport qu’on voit une organisation aussi structurée, avec une vision à long terme et qui a une aussi grande clientèle », explique la passionnée aimant ce qu’elle fait et désirant faire la différence.

Lors de cette soirée, le Réseau HEC Montréal reconnaît ceux qui ont su se démarquer dans leur domaine professionnel respectif. Le Prix Relève d’Excellence encourage le dépassement des jeunes gestionnaires, professionnels et entrepreneurs tout en étant un tremplin qui les propulse dans leur carrière professionnelle.

La carrière de Valérie Villeneuve a-t-elle besoin d’une poussée supplémentaire? La jeune femme d’affaires de 30 ans est chez Gymini depuis 10 ans, dont 5 ans comme directrice générale. Depuis 2011, l’équipe d’employés du club est passée de 2 à 8. Ils reçoivent plus de 1100 enfants par session de gymnastique, une centaine d’athlètes s’y entraînent à l’année, sans compter les participants aux cours de cirque et de cheerleading ainsi qu’aux autres activités.

« On doit être rendu autour de 5000 participants chaque année qui viennent bouger ici. Oui la gymnastique comme sport, mais on veut que chaque enfant qui vient ici réussisse quelque chose. L’objectif est que les enfants viennent ici, qu’ils apprennent quelque chose et qu’ils soient fiers d’eux », souligne la maman de deux jeunes enfants de 1 an et 3 ans.

Changer la vision

Possédant un baccalauréat en communications, elle a revu la stratégie du club et l’image de la gymnastique. Bien que le niveau compétition soit présent, sont succès a été de promouvoir les saines habitudes de vie et le plaisir de bouger chez les enfants dès l’âge de 12 mois. De plus, le déménagement, il y a cinq ans, dans le nouvel emplacement au Centre Multisports a généré des frais plus élevés. Cependant, la directrice générale ne souhaitait pas refiler la facture aux parents.

« J’ai commencé comme directrice générale avec 10 $ dans le compte de banque et des idées dans la tête. Il fallait que je sois créative pour trouver des façons de faire pour atteindre ce que je voulais. Je voulais qu’on ait quelque chose à offrir comme partenaire d’affaires », raconte Valérie Villeneuve dont l’objectif est de garder les frais d’inscription le plus bas possible, car ce sport est déjà dispendieux dû aux coûts des équipements et au fait que les entraîneurs sont tous payés et formés.

Si elle a des idées d’envergure, elle reste une fille d’équipe qui met l’épaule à la roue pour atteindre les objectifs. « S’il faut que je reste le soir pour aider un entraîneur ou pour voir un parent, si le secteur récréatif a besoin de quelque chose : the show must go on pour tout le monde. C’est pour ça que l’équipe reste aussi. Quand ton équipe reste et a le goût d’avancer avec toi, c’est la plus belle paye » confie celle qui espère pousser davantage la croissance de Gymini pour avoir deux ou peut-être même trois succursales, dans l’optique de se rapprocher des familles et de faire bouger plus d’enfants.

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