La Casa Grecque de Salaberry-de-Valleyfield était l’hôte d’une fête bien particulière le 7 août 2019 alors que les gens de l’Association Marie-Reine soulignaient les 103 ans de Juliette Ouellet.

En effet, le restaurant avait réservé une section pour l’événement et les nombreuses personnes présentes étaient un témoignage éloquent à l’égard d’une dame appréciée de tous et de toutes.

Arrivée en chaise roulante à cause des difficultés de mobilité, Juliette ne s’en laisse pas imposer. Regard vif, alerte et attentive à ses hôtes, amis et proches, elle donne l’impression de pouvoir vivre encore de nombreuses années.

Bien que sa fête soit le 12 août prochain, L’Association Marie-Reine de laquelle elle fait encore partie, tenait à souligner son anniversaire de naissance. Les yeux pétillants de vie, elle répondait aux questions sans l’ombre d’une hésitation, laissant parfois poindre un rire et à d’autres moments un brin de nostalgie.

La plus que centenaire est originaire de Rivière-du-Loup et a vécue à Rivière-Beaudette pendant de nombreuses années avant de se retrouver en résidence à Salaberry-de-Valleyfield. Sans enfants, elle aura connu deux époux et aura participé à l’éducation des enfants de son deuxième mari qui était resté veuf de son précédent mariage. Elle sera donc veuve pour la deuxième et dernière fois en l’an 2000.

Désormais à la retraite depuis plusieurs années, elle est reconnaissante d’avoir vécue aussi longtemps : « Je sais que c’est Dieu qui m’a fait vivre aussi longtemps, affirme Mme Ouellet. Mon seul secret pour vivre vieille est d’aimer. Il faut aimer les gens et ne pas avoir de haine. J’ai été professeure, j’ai travaillé à la banque, en prison et j’ai fait de la couture. Maintenant, je continue de vivre et le Bon Dieu me fait vivre afin que je puisse prier pour tous, dit-elle avec un rire contagieux. »

Les présents confirmaient par leurs témoignages l’amour de cette dame qui avait toujours un sourire et un accueil bienveillants pour les autres. Les anecdotes étaient nombreuses chez les invités, mais celles qui revenaient le plus souvent étaient l’enthousiasme de notre centenaire à jouer aux cartes ou au bridge puisque c’était d’ailleurs l’excuse parfait pour retenir ses invités et visiteurs.

Nicola Di Narzo

Nicola Di Narzo

Journaliste

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