Éric Bellegarde est propriétaire du gym MPN à Vaudreuil-Dorion sur le boulevard Harwood. Il nous a fait part de ses impressions et commentaires sur la récente fermeture des gyms au Québec, 10 jours seulement après leur réouverture.

Crédit photo : Éric Bellegarde

M.Bellegarde confie qu’il a été le premier surpris par l’annonce du gouvernement québécois sur la réouverture des gyms à la fin mars. Malgré tout, il a ouvert de nouveau son commerce pour y accueillir des clients.

« J’avais un pressentiment que cela n’allait pas durer, lance le propriétaire de gym. Je n’ai pas facturé mes clients leur premier mois, au cas où mon gym devrait fermer de nouveau dans les prochaines semaines. J’ai bien fait, parce qu’après 10 jours, on retourne à la case départ. »

Il ne cache pas sa déception relativement à cette fermeture, mais il est encore plus déçu de l’attitude du gouvernement envers les gyms. M. Bellegarde explique que les salles de musculation emploient des gens qualifiés qui pourraient aider la population dans une pandémie.

« J’aurais aimé voir le gouvernement par l’entremise d’un de ses ministres, intégré les gyms dans la discussion sur les saines habitudes de vie, souligne-t-il. Québec doit trouver une solution pour que les gens retrouvent la santé. Si on est en forme, notre corps a moins de conditions aggravantes au cas où on attrape le virus. Il faut mettre toutes les chances de notre côté. »

 

Difficulté à passer à travers la tempête

Le propriétaire du gym MPN tient à rassurer les gens. Il ne mettra pas la clé sous la porte de sitôt. Il explique que son système informatique peut facilement être arrêté et que certains de ses membres continuent à payer leur abonnement bien que la salle d’entraînement soit fermée.

« Ma clientèle est extraordinaire, s’exclame M. Bellegarde. Les gens croient en mon gym et ça me fait chaud au cœur. »

Il indique aussi que les subventions sont difficiles à avoir au niveau provincial. Il y a beaucoup de détails qui rendent le processus long. M. Bellegarde aimerait voir Québec en faire plus pour les commerçants.

 

Poursuite des activités en virtuelles

En attendant l’ouverture de sa salle d’entraînement, Éric Bellegarde va continuer ce qu’il fait de mieux dans la vie, aider les autres à rester en forme. Avec la pandémie, il a adapté son travail pour garder sa clientèle active.

« J’ai des gens qui louent de l’équipement du gym pour s’entraîner à la maison, mentionne M. Bellegarde. Ils continuent à payer leur abonnement et cela me fait une rentrée d’argent. Ces gens-là participent aussi à mes entraînements sur Zoom. Ça garde le moral haut et on peut bouger. »

 

Des mesures suivies à la lettre

Éric Bellegarde poursuit en parlant des mesures sanitaires à son gym. Il donne à chaque personne qui entre une bouteille de désinfectant, afin de désinfecter les machines avant et après utilisation. Le masque est obligatoire partout dans le commerce.

Questionné sur le cas du gym de Québec, il explique que personne ne connaît toute l’histoire, mais que la tenue de registre dans des établissements similaires facilite la vie à la santé publique.

« Il y a eu une tenue de registre et c’est pour cela que nous savons combien de cas sont directement liés à ce gym, affirme-t-il. Le propriétaire a peut-être enfreint les règles, mais mon point n’est pas là. Les écoles sont aussi un lieu où l’on voit de grandes éclosions. Cela est directement lié à la tenue de registre. Les magasins à grande surface ont le beau jeu, car ils ne prennent pas en note les noms des gens. Commençons à faire cela et on va voir des éclosions dans ses magasins. »

Il respecte toutefois la décision de Québec et se plie aux exigences de la santé publique.

Laisser un commentaire