Le maire de Vaudreuil-Dorion, Guy Pilon, fait savoir qu’il souhaite que le port du masque soit obligatoire pour l’ensemble de la province.

Le maire Pilon mentionne qu’il a contacté la députée de Vaudreuil, Marie-Claude Nichols afin de faire valoir son point de vue. (Photothèque)

Le maire Pilon mentionne qu’il a contacté la députée de Vaudreuil, Marie-Claude Nichols afin de faire valoir son point de vue, lui qui assure que c’est au gouvernement de prendre la décision et non aux villes.

« Lorsque le Québec a été confiné, les villes n’ont pas eu le droit de parole, dit-il. Ici à Vaudreuil-Dorion, je vois encore beaucoup de gens qui vont dans les commerces et qui ne portent pas de masque. C’est excessivement contrôlable lorsqu’une ville décide d’obliger le port du masque. Cependant, si c’était pour l’ensemble de la province, ça serait très simple. »

Lorsqu’il fait allusion au port du masque obligatoire, Guy Pilon explique que cela serait dans les lieux publics intérieurs. « Il faut protéger la population, dit le maire Pilon. Moi, je suis favorable au port du masque obligatoire. Il y a des commerçants qui ont investi des sommes considérables pour rouvrir les commerces tout en respectant les consignes. Nous ne serons pas plus avancés si nous sommes obligés de revenir en arrière. »

Le préfet se ralliera sans problème

La position du maire de Vaudreuil-Dorion est partagée par plusieurs maires de Vaudreuil-Soulanges. Bien que la MRC de Vaudreuil-Soulanges ne s’est pas positionnée, le préfet et maire de Rivière-Beaudette, Patrick Bousez assure que sa municipalité va se plier sans problème à la décision du gouvernement.

« La seule chose que je souhaite c’est que le gouvernement ne sépare pas la communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Ici, nous avons 11 villes sur 23 qui sont incluses dans la CMM. Ça deviendrait donc très compliqué. »

Décision provinciale

Du côté de Notre-Dame-de-L’Île-Perrot, la mairesse Danie Deschênes avoue que le port du masque pourrait être une solution afin d’avoir un retour à la vie normale plus rapidement. « Je crois que l’obligation de porter le masque pourrait être une bonne chose, confirme Mme Deschênes. Le conseil a discuté de cela cette semaine et nous avons convenu que la décision doit être prise par le gouvernement. Ce n’est pas à nous de faire cela. Mais, je crois qu’en portant le masque dans les endroits publics, que nous pourrions revenir à une vie normale plus vite. »

Distanciation

À Saint-Zotique, le maire Yvon Chiasson dit que le port du masque doit rester sur une base volontaire et que la distanciation doit être encouragée. « Beaucoup de gens utilisent mal le masque, souligne M. Chiasson. J’ai vu des gens mettre leur masque dans leur cou, d’autres qui entreposaient les masques dans la poche du pantalon. Je crois que les gens sont assez vieux pour se responsabiliser et que nous devons encore encourager le lavage des mains et la distanciation sociale. »

Obligatoire sous peu

Questionnée afin de connaitre sa position, la députée de Vaudreuil, Marie-Claude Nichols, dit que c’est une question de temps avant que le gouvernement rendre le port du masque obligatoire. « Ça sera avant les vacances, mentionne Mme Nichols. Ce qu’il faut retenir, c’est que la décision revient au gouvernement. Je salue la décision prise par la mairesse de Montréal, mais il faut savoir que cette ville dispose de son propre service de police. Ce qui n’est pas le cas dans Vaudreuil-Soulanges. »

Cohérence

La députée de Vaudreuil déplore toute la confusion qui a entouré le port du masque. « Au départ, le directeur de la santé publique disait que le fait de porter le masque ça ne servait à rien. Là ça va devenir une obligation. Il y a un manque flagrant dans les directives. Depuis le début de la crise que l’Organisation mondiale de la santé prône pour le port du masque. Pour ma part, je sais que cela sera une mesure temporaire. Cependant, il y aura de l’éducation à faire sur quand les gens doivent porter le masque. Ce n’est pas nécessaire lorsqu’une personne marche seule ou qu’elle est en voiture. Le masque c’est lorsqu’une personne est à l’intérieur d’une bâtisse fermée », conclut Marie-Claude Nichols.

Steve Sauvé

Steve Sauvé

Journaliste

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